Chârost (18) toponyme à la géomorphologie évocatrice (2)

Chevauchements apocalyptiques

toponymiques

La géomorphologie, forme du relief et de sa géologie, induit des formes de géographie humaine, c’est-à-dire que la géographie physique a une influence sur les occupations humaines et donc sur les toponymes, les noms de lieux.

Cependant, j’ai découvert à Saint-Cyr-en-Bourg (Maine-et-Loire ; 49) que les toponymes subsistent parfois très longtemps. Ils sont gardés car les peuples, généralement nomades barbares mercenaires, qui s’y installent, s’approprient ainsi un peu les lieux en conservant les repères spatiaux déjà installés et utiles à leurs esclaves sédentaires locaux.

Ces barbares trouvent parfois un sens ou non à ces noms de lieux, c’est-à-dire qu’ils leur donnent une interprétation selon leur propre génétique, leurs cultures… Le plus souvent, ils s’en moquent et ne connaissent pas le sens des noms de lieux où ils s’installent. Ce sont leurs esclaves, serfs, etc., sédentaires locaux qui transmettent ces toponymes, parfois même sans en connaître le ou les sens eux-mêmes, mais en ont une affection, parfois une douleur, qui fait que les toponymes sont conservés par le plus grand nombre comme repère mémoriel, pratique et comme sauvegarde des lieux qu’ils décrivent. Ils agissent sans que personne ne s’en rendent compte, contes qu’on te…

La preuve, encore, par Saint-Georges-sur-Arnon…

Ainsi, on peut penser que Saint-Georges-sur-Arnon, que j’aborde comme exemple dans mon article précédent, daterait de la christianisation de l’Empire romain au IVe siècle ou de l’installation de cavaliers mercenaires à la fin de cet empire pour défendre l’aristocratie à Saint-Ambroix et peut-être pour fourbir des légionnaires à Chârost. Mais Saint-Georges peut être, de manière surprenante, encore plus ancien, car les toponymes commençant par Saint ne sont pas forcément des christianisations, mais peuvent se rattacher à une racine ancienne, signifiant justement “ancien, vieux ; lien, chaîne…” (senos, sino-, sem-… voir le Dictionnaire de la langue gauloise, par Xavier Delamarre), racine qui semble liée à un démonstratif : ce, cet, cette ces… Ainsi Saint-Georges-sur-Arnon pourrait se comprendre comme ce Georges, ancien Georges, lien Georges, cet ancien lien Georges… Nous ferons, je l’espère un article sur cette question des toponymes saint, sain, ceint, ce Un, s’in…

De plus, Georges, Γεώργιος, Géôrgios, en grec, provient du verbe grec γεωργέω (à prononcer : gué hors gai eau ou j’ai or j’ai haut), travailler la terre, être cultivateur, laboureur ou fermier ; cultiver, labourer ; par extension en parlant d’un fleuve, entretenir, féconder, fertiliser une terre avec ses sédiments, ses alluvions ; en parlant d’un pays, produire du vin, de l’huile… ; cultiver notamment un art, l’amitié, un lien…

Continuer la lecture

Publié dans Histoire locale | Commentaires fermés sur Chârost (18) toponyme à la géomorphologie évocatrice (2)

Chârost (18) toponyme à la géomorphologie évocatrice (1)

Chârost ! Char Ω, char ω,

char haut, char eau, chas rôt…,

char à bœufs ou char de guerre ?

Une expérience de terrain, de terroir et d’archives…

Mon expérience m’a appris que certains toponymes seraient beaucoup plus anciens que les références latines, presque toujours médiévales, et seraient bien plus complexes que leurs interprétations, à partir des dialectes germaniques ou du latin romain, qui ne présentent qu’une partie possible des vérités exprimables de ce que raconte un toponyme à travers les différentes périodes de l’Histoire (voir mon Toponymie-Service et cet article pour exemple).

Ainsi, si un peuple guerrier, comme les Celtes ou les Romains, qui forcément “guère y est”, de la paysannerie et de la faune éthique locale, s’installe sur cette terre d’artisans-paysans esclaves, qu’est le territoire français, pour y prélever rackets, taxes, péages, main-d’œuvre, viande de boucherie, etc., comme les germains Parisii par exemple, les Romains des premiers siècles ou les Francs de Clovis qui étaient d’anciens Cimbres et Teutons romanisés (voir mon article sur Françay et les Francs), etc., ce peuple, généralement ethnico-centré, impose le sens de certains noms de lieux en fonction de sa propre génétique, en fonction de ses coutumes ancestrales, forcément mercenaires et nomades, en fonction de son instinct criminel de parasite prédateur esclavagiste, voire même cannibale, mais aussi en fonction de son maquillage habituel ou de son camouflage soi-disant protecteur ou bienveillant, très souvent empoisonneur, séducteur… Cela fonctionne évidemment encore comme ça…

Le nom de lieu agit sur lui qu’il le veuille ou non

et cette influence laisse des traces…

de ses préférences…

Voyez le résultat…

Charost065

Arc aérien ferrugineux de l’ancien transept regardant le méandre de l’Arnon

dont le courant provient de Dame-Sainte (Saugy), de Saint-Ambroix…

en descendant de la Marche… et de ses roches dures granitiques.

L’église Saint-Michel de Chârost (Cher ; 18),

une église dépecée comme doit l’être son toponyme pour le comprendre…

Photo Nicolas Huron

Ainsi, à l’étude précise du terrain et de la connaissance de son terroir agricole, on s’aperçoit que beaucoup de toponymes semblent antérieurs aux ajustements impériaux orthographiques du XIXe siècle, ou aux curiosités anti-chrétiennes républicaines francs-maçonnes d’influence anglo-saxonne voire pire, antérieurs aux écrits interprétatifs des clercs (voir cet article) ou de l’administration du royaume de France, antérieurs à la barbarie phonétique le plus souvent illettrée des royaumes francs, antérieurs à l’Empire romain, mais aussi antérieurs à la Guerre des Gaules et à l’invasion romaine, et même antérieurs aux invasions celtes (VIIIe-VIIe siècles avant Jésus Christ). Certains semblent carrément protohistoriques, voire même préhistoriques et c’est le cas de Chârost.

C’est une découverte faite pour et sur Saint-Cyr-en-Bourg (49).

Continuer la lecture

Publié dans Histoire locale | Commentaires fermés sur Chârost (18) toponyme à la géomorphologie évocatrice (1)

L’église Saint-Michel de Chârost (18)

Oh mes gars ! ômega Ω

en majuscule Ω ou en minuscule ω ?

Fais ce… saint, sain, ceint, sein… ?

Comprendre les raisons profondes de la présence de l’exceptionnelle et rarissime très rouge et blanche église Saint-Michel de Chârost (Cher ; 18) nous amène à d’incroyables découvertes de grande sémantique agricole, animale et végétale, géologique, hydrologique, antique, médiévale, préhistorique, guerrière, religieuse, païenne et chrétienne…

Ces articles vous plongeront dans le nouveau monde réel cru irréel

du Français français et de ses toponymes :

http://patrimoine-rural.com/charost-18-liens-de-recherches/

Pour partager ces découvertes apocalyptiques partagez cette carteNETpostale !

Carte-partage-decouverte-Charost copie

Cliquez ci-dessus sur cette carteNETpostale découverte

puis cliquez droit “Enregistrer l’image sous…”

et partagez-la

pour offrir un peu de compréhension…

ou avec les liens ci-dessous :

Fichier jpg : https://patrimoine-rural.com/charost/Carte-partage-decouverte-Charost-copie.jpg

Fichier pdf : https://patrimoine-rural.com/charost/Carte-partage-decouverte-Charost.pdf

Cliquez sous la couverture

pour consulter le fichier pdf de :

Nicolas Huron : L’église Saint-Michel de Chârost (Cher) – Dossier ECCLESIA juin 1992, ouvrage de la conférence du 26 juin 1992 – Université François Rabelais – Tours –ASDRA – ASsociation pour le Développement de la Recherche Appliquée à l’animation culturelle en Région Centre – sous la direction de Bernard CHEVALIER, professeur d’histoire médiévale – Droits rachetés par Nicolas Huron, responsable et créateur du projet ECCLESIA pour l’ASDRA.

CouvertureChârost(18) copie

Mon étude de l’église Saint-Michel de Chârost (Cher ; 41)

à rénover
Cliquez juste ci-dessus pour prolonger le savoir avec mon pdf de 44 pages.

Lien transparent : https://patrimoine-rural.com/charost/Nicolas-Huron-Charost-18-Eglise-Saint-Michel-1992.pdf

Et quelques cadeaux supplémentaires…

Continuer la lecture
Publié dans Histoire locale | Commentaires fermés sur L’église Saint-Michel de Chârost (18)