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Pierrefitte-sur-Sauldre (41) au Moyen Age : Trésor des Chartes JJ91

Petites histoires de l’Histoire 2000-2001 : découverte !

***

Champ de Foire de Pierrefitte-sur-Sauldre

Peut-on connaître l’origine du nom de lieu récent, Rue du Champ de Foire,

et du toponyme très contemporain de la Place du Champ de Foire

à Pierrefitte-sur-Sauldre (Loir-et-Cher ; 41) ?

Oui ! Une autorisation latine royale d’août 1362… présentée ci-dessous.

Un acte rare et exceptionnel de temps de guerre…

de tant de guère… de taons de gué rrr…

pour deux foires et un marché ?

villa de Petraficta super Saldriam

N’en cassez pas pour autant la vaisselle…

Pi erre fit eux, euh, oeufs…

Pille aire refit eux

Pied refit oeufs

π air φ hit

Pierre fit T

Est veut

Eve…

D’autres mentions de lieux et évènements médiévaux au sein de la série JJ de notre Trésor des Chartes existent aussi dans le secteur pour : Pierrefitte-sur-Sauldre, Souesmes, Clémont, Brinon, Argent-sur-Sauldre, Souvigny-en-Sologne, Lamotte-Beuvron, Salbris, Nançay, Theillay, Selles-Saint-Denis,  la Ferté-Imbault, Saint-Viâtre, Nouan-le-Fuzelier, etc… chez vous aussi ?

Demandez-les : Contact !

Lire et relire : étude de document du Moyen Age

un moyen de papillonner de l’un à l’autre

de la réalité à son explication

Foireux ? Fou à rrr… !

Vas-y, foire…

Voyez par vous-mêmes…

JJ166n°305-004

Archives Nationales Registre du Trésor des Chartes
JJ 91, folio 199 verso, N° 382

suite ci-dessous de mes deux photocopies du microfilm.

Le Trésor des Chartes, série cotée JJ aux Archives nationales, registres des copies des actes des rois de France, parfois des autorisations royales d’aménagement (foires, marchés, fortifications…) mais notamment surtout des lettres de rémission, c’est-à-dire des grâces accordées par le roi à des personnes condamnées par une justice locale féodale, est une source historique essentielle de l’Histoire de France, à travers les petites histoires dramatiques qu’on peut y puiser.

L’historien peut essayer d’en faire une transcription, c’est-à-dire une copie lisible, un tapuscrit, pour les non spécialistes de paléographie ou de diplomatique.

« Johannes etc. Notum facimus universis tam presentibus quam futuris Quod Cum ad Supplicationem dilectorum nostrorum decani et capituli Sancti verani de jargolio diocesis Aurelianensis preposito nostro Sigalonie Superioris vel ejus locumtenendum jamopridem nostras alias patentes literris transmissimus Sub hiis verbis : “Johannes dei gracia francorum Rex preposito nostro Sigalonie Superioris vel ejus locumtenendum salutem indica Supplicatione pro parte dilectorum nostrorum decani et capituli ecclesie Sancti Verani de Jargolio Aurelianensis diocesis nobis exhibhita continente ut ejusdem eorum villae de petraficta super Saldriam Unum forum seu mercatorum die martis singulis … dis necnon et nundinas in duabus festivitatibus Sancti Stephani annuatim tenendum concedere dignare mandamus tibi commitendo quantum de commodo vel incommodo… » (transcription partielle de Nicolas Huron).

L’historien peut en tenter une traduction, c’est-à-dire une adaptation partielle pour les non médiévistes, spécialistes de latin médiéval, de paléographie ou de diplomatique.

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Joyeux Noël et bonnes fêtes du Nouvel An !

Bonne année 2021 et bonne sans thé !

Profitez-en avant la bise très collante de maquillage de lui dire ses quatre vérités :

La Guerre, la Famine, la Peste et la Mort

ces derniers termes cherchant en corps son orthographe.

« ill » (en anglais s’il vous plaît, c’est mam’ère qui vous le demande)
aînée Leue divine en faon…
avec son anneau d’hors que tout le monde veut s’enfiler.

Bise, bise, bise, bise…

Ah moi, c’est quatre, pour l’impression fosse… de Boris V. !

@)+++€ Nicolas Huron

Pour Noël et la Nouvelle année 2021, offrez-vous l’arme absolue de l’Apocalypse :

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Mécénat : le Moulin de la Machine à Milon-la-Chapelle (78)

Recherche à propos de la plus ancienne mention écrite, datant de la fin du XIIe siècle, du Moulin de la Machine, sur la commune de Milon-la-Chapelle (Yvelines ; 78).

J’ai reçu une demande très particulière faisant appel à mes savoirs en histoire médiévale, mais surtout en paléographie et en diplomatique, sciences annexes et outils de l’historien médiéviste. La personne qui m’a fait cette demande, Frédéric Patron, est donc mécène des réponses apportées par le tout petit extrait de document historique sur lequel il m’a demandé de me pencher. J’ai ajouté quelques assaisonnements de toponymie, de philologie, d’histoire du terroir local, etc.

Il ne suffit pas d’avoir d’infinis savoirs, mais encore faut-il que quelqu’un veuille s’en instruire…

Grand merci donc à Frédéric PATRON !

et à ses 32%/€net possibles ici…

Joyeux Noël à tous !

La demande aménagée du client :

Bonjour,

« Je recherche quelqu’un pour étudier profondément l’origine d’une phrase (tirée d’un testament trouvé dans un cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay), du 12ième siècle.

Pour situer, dans ce testament, il semblerait qu’il y ai une référence a un lieu (un moulin plus exactement), j’aimerais avoir des informations sur ce mot qui semble « inconnu » !

la phrase en question : « presbitero Capellæ unum modium annonæ annuatim in mollendino de Mascenciis »

Cette demande est, a posteriori, claire et précise.

Si vous me faites une demande, elle sera évidemment différente…

Je vous aiderai à savoir ce que vous cherchez et vous en apporterez plus qu’espéré.

Techniquement, cet extrait n’a pas pour origine un jouet en bois (papier chinois) du Jura, ni un papyrus d’Egypte (quoique…), mais du cuir, généralement de vache, de veau ou de boeuf, transformé en parchemin. Taureau ? Mouton ? Chèvre ? Ane ? Cheval ? Jument ? Mulet ? … Peut-être peut-on en faire un bon clone si on en retrouve l’original ? Tore haut ?

« Parigoths tètent deux veaux », à propos de la Vallée des Merveilles…

Mon service de recherche et mon rapport :

Précisons que le toponyme de la Machine concerne sans doute la plateforme, quelque peu rectangulaire, située à l’Ouest du chemin montant sur le coteau au nord-est derrière ce moulin.

Voici mon rapport en téléchargement, à partager sans mode et rations :

http://patrimoine-rural.com/Milon-la-Chapelle-78/Milon-la-Chapelle-78-Moulin-de-la-Machine.pdf

En voici ma conclusion et son pluriel singulier autant que sa singularité plurielle :

Monsieur Auguste Moutié, l’un des rédacteurs du cartulaire de l’abbaye Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, dans lequel il intégra, issu de son propre fonds, le phrasé étudié ici, « presbitero Capellæ unum modium annonæ annuatim in mollendino de Mascenciis » nous indique dans son ouvrage, Chevreuse, recherches historiques, archéologiques et généalogiques, première partie châtellenie, baronnie, duché, édité au sein des Mémoires et documents publiés par la Société Archéologique de Rambouillet, Tome deuxième, 1873-1874 (Rambouillet, librairie de Raynal, 1874), au chapitre XIII, page 347, portant sur la paroisse de Milon-la-Chapelle, que : « Vers la fin du douzième siècle, Adam, seigneur de Châteaufort, légua par son testament, au prêtre de la Chapelle, de Capella, un muid de blé (la nature de la production n’est, en fait, pas indiquée) sur le moulin de Mascencies, dans lequel, surtout si l’on doit lire Masceneiis, on peut reconnaître le moulin actuel de la Machine, dans la paroisse de Milon, et l’ancienne dénomination du bois aux Mechines, désigné dans l’aveu de la châtellenie de Chevreuse fait en 1280. »

Référence : https://books.google.fr/books?id=QDdMAAAAMAAJ&pg=PA347&dq=masceneiis&hl=fr&sa#v=onepage&q=masceneiis&f=false).

Après étude approfondie, je partage l’opinion de monsieur Auguste Moutié, à propos de la localisation du Moulin de la Machine, sur la commune actuelle de Milon-la-Chapelle, indiqué dans la toponymie médiévale in mollendino de Mascenciis, et son opinion sur l’hypothèse d’une orthographe Masceneiis originelle possible.

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Françay (41) au Moyen Age : Trésor des Chartes JJ166

Petites histoires de l’Histoire 2000-2001 : découverte !

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Outillage de charbonnier de Santenay à Françay

Français : “es bois de barday” ! Est-ce le Bois de Barday ? à Françay ?

Oui ! Sa première mention écrite : septembre 1412 pour des faits de 1406…

Lire et relire : “es”, S, ecce, est-ce, es… Tu es ?

Voir… voire vous ares… vous art… vous hoirs ?

Wooooh !

Le Trésor des Chartes, série cotée JJ aux Archives nationales, registres des copies des actes des rois de France, et notamment surtout des lettres de rémission, c’est-à-dire des grâces accordées par le roi à des personnes condamnées par une justice locale, est une source historique essentielle de l’Histoire de France, à travers les petites histoires dramatiques qu’on peut y puiser.

Santenay et Françay, et des autres JJ de notre Trésor des Chartes existent aussi dans le secteur pour : Tourailes, Saint-Cyr-du-Gault, Saint-Lubin-en-Vergonnois, Landes-le-Gaulois, Herbault, Lancé, Saint-Gourgon, Santenay… Vous ?

Pour chez vous : Contact !

L’historien peut en faire une transcription, c’est-à-dire une copie lisible pour les non spécialistes de paléographie ou de diplomatique.

« Charles etc., Savoir faisons Atouz presens et avenir, Nous avoir Receu humble supplication de micheau bernardeau demourant en la parroisse de Santenay ou diocèse de Chartres povres simples hommes charbonnier aagé de XXXV ans ou environ, chargé de femme et de trois petiz enfans commençant comme es foirez de penthecoste lan mil CCCC et VI il se parti en voyage de st mathurin laissa en une loge qu’il avoit au boys de Françay pour le retrait de lui et de ses ouvriers deux barilz tenant chacun trois pintes tout vuiz, et un autre baril tenant XV pintes tout plain de vin, une couignée, une tranche ung gong dix saichez à mectre charbon et un quartier de blanchet, lesqueles choses… » (transcription partielle de Nicolas Huron).

JJ166n°305-001

Archives Nationales Registre du Trésor des Chartes
JJ 166, folio 207 verso, N° 305

suite en fin d’article de ma photocopie du microfilm.

L’historien peut en faire une brève analyse, c’est-à-dire un résumé indiquant les informations essentielles : nature du texte, résumé des faits, lieux, personnes, dates, références…

2309 – 1412, septembre. Paris. Rémission en faveur de Michau Bernardeau, charbonnier à Fontenay (sans doute plutôt Santenay, Loir-et-Cher, 41 : correction personnelle de Nicolas Huron), coupable du meurtre de Jean Bouvillon, qui lui avait volé des ferrements dans le bois de Françay (166, n° 305, fol. 207 v).

Extrait de : Les pays de la Loire moyenne dans le Trèsor des Chartes, Berry, Blésois, Chartrain, Orléanais, Touraine. 1350-1502 (Archives nationales, JJ 80-235), édité par Bernard Chevalier, Paris, CTHS, 1993, page 239.

Lis yeux ! Lie yeux ! Lieu, Lieux ! Topo nie mis… ?

Relige yeux : “es” et yeux ! en pays ligérien…

L’historien peut en réaliser une adaptation écrite simple afin de rendre le contenu du document historique accessible à tous. Cependant, on s’apercevra que l’important dans la démarche de transmission d’un document historique ou de son adaptation à des lecteurs non experts, nous montre à nous-mêmes nos propres limites, celles de nos savoirs-faire, de nos incapacités de lecture ou de relecture, notre fainéantise, mais aussi nos propres intérêts mercantiles, nos goûts, nos aspirations, nos passions, voire notre Passion, c’est-à-dire la façon dont nos gènes et nos gênes réagissent à un récit, ce qu’ils en tirent d’émotions automatiques génétiques, de désirs, de curiosités, de prédations, de poursuites, etc.

Toute lecture est ainsi un miroir dans lequel on se voit, en en ayant ou non conscience.

Voyez vos ancêtres par cette lecture ! Laids, voyez-vous ?

Lée, voix y est… ! Voie –ille et ? Vous ?

Un charbonnier de Santenay, en pèlerinage,

se fait voler son matériel dans un bois

de Françay en 1406

Pendant les foires de Pentecôte de l’an 1406 (30 mai 1406, jour de la saint Ferdinand et même de la fer dînant… Si, si), Micheau Bernardeau, « demourant en la parroisse de Santenay (Loir-et-Cher ; 41), ou diocèse de Chartres, povres simples hommes charbonnier, aagé de XXXV ans (35 ans) ou environ, chargé de femme et de trois petiz enfans« , partit pour « aller au voyage (pélerinage) de St Mathurin » (à Larchant ; Seine-et-Marne ; 77). Il « laissa en une loge qu’il avoit au boys de Françay (Loir-et-Cher ; 41), pour le retrait de lui et de ses ouvriers, deux barilz tenant chacun trois pintes tout vuiz (vides), et un autre baril tenant XV pintes tout plain de vin, une couignée (une cognée), une tranche, ung gong (sans doute une cotte longue descendant jusqu’au mollet), dix saichez à mectre charbon (petits sac à mettre le charbon de bois), et un quartier de blanchet » (étoffe de laine blanche).

Pendant l’absence de Micheau, un certain Jehan Buvillon emporta ces affaires et en fit « ce que bon lui sembla, sans le consentement » de Micheau.

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Françay (41) au Moyen Age : Trésor des Chartes JJ143

Petites histoires de l’Histoire 2000-2001 : découverte !

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Dysputes ? Françay, t‘as vernes ? Non, taverne ! 

Français ? non, Françay !

Préface à face et introduction à l’attaque
d’une précieuse source historique

Le Trésor des Chartes, série cotée JJ aux Archives nationales, registres des copies des actes des rois de France, et notamment surtout des lettres de rémission, c’est-à-dire des grâces accordées par le roi à des personnes condamnées par une justice locale, est une source historique essentielle de l’Histoire de France, à travers les petites histoires dramatiques qu’on peut y puiser.

L’historien peut en faire une transcription, c’est-à-dire une copie lisible pour les non spécialistes de paléographie ou de diplomatique.

« Charles par la grace de dieu Roy de france, Savoir faisons Atouz presens et avenir nous avoir Receu humble supplication des amis charnelz de perrot joffart povre varlet faiseur de cerceaux contenant, Que comme le lundi xxiie jour de ce moys de juillet ilbeust en la taverne en la parroisse de froncey avec un nomme denis dubois et plusieurs autres… » (transcription partielle de Nicolas Huron).

JJ143n°105

Archives Nationales- Registre du Trésor des Chartes JJ 143, folio 56, N° 105

L’historien peut en faire une brève analyse, c’est-à-dire un résumé indiquant les informations essentielles : nature du texte, résumé des faits, lieux, personnes, dates, références…

1464 – 1392, juillet. Le Mans. Rémission à Perrot Joffart, valet faiseur de cerceaux, pour avoir tué Denis Dubois au cours d’une querelle dans une taverne à Françay (143, n° 105, fol. 56).

Extrait de : Les pays de la Loire moyenne dans le Trèsor des Chartes, Berry, Blésois, Chartrain, Orléanais, Touraine. 1350-1502 (Archives nationales, JJ 80-235), édité par Bernard Chevalier, Paris, CTHS, 1993, page 155.

Mire hoirs, mon beau miroir… suis-je déjà là, plus vieille ?

Plue vie et yeux ? Gale rit des glaces…

L’historien peut en réaliser une adaptation écrite simple afin de rendre le contenu du document historique accessible à tous. Cependant, on s’apercevra que l’important dans la démarche de transmission d’un document historique ou de son adaptation à des lecteurs non experts, nous montre à nous-mêmes nos propres limites, celles de nos savoirs-faire, de nos incapacités de lecture ou de relecture, notre fainéantise, mais aussi nos propres intérêts mercantiles, nos goûts, nos aspirations, nos passions, voire notre Passion, c’est-à-dire la façon dont nos gènes et nos gênes réagissent à un récit, ce qu’ils en tirent d’émotions automatiques génétiques, de désirs, de curiosités, de prédations, de poursuites, etc.

Toute lecture est ainsi un miroir dans lequel on se voit, en en ayant ou non conscience.

Faites l’effort de l’essai sur cet essai !

Faites l’effe hors !

Querelle meurtrière pour une dette de blancs

dans une taverne de Françay en juillet 1392

Lundi 22 juillet 1392, Perrot Joffart, « povre varlet, faiseur de cerceaux » (pauvre valet faiseur de cerceaux de tonneaux ou de jeux pour enfants), but « en la taverne en la paroisse de Froncey » (ou « Francey« , pour Françay ; Loir-et-Cher ; 41), avec un certain Denis Dubois. Les deux hommes discutèrent et se disputèrent au sujet de quatre blancs (petites pièces de monnaie) que Denis Dubois devait à Perrot Joffart.

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