Article « vis ta mine », à partir de Saint-Cyr (1) les aigrettes et…

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Invitation au voyage : égayez vos parcours, en partance de :

Saint-Cyr-en-Bourg, en Maine-et-Loire, Saint-Cyr-sur-Loire, en Indre-et-Loire,
Saint-Cyr-du-Gault, en Loir-et-Cher, Saint-Cyr-en-Val, dans le Loiret,
et les autres… et bien plus encore !

Liste et liens des Saint-Cyr en France sur ce blog : ici.

Cyr et Saint-Cyr comme à Saint-Cyr-en-Bourg

Cyr et Saint-Cyr comme à Saint-Cyr-en-Bourg

Un historien peut-il vous faire lire le paysage autrement ?

Après la lecture de cet article, vous pourrez essayer par vous-même, notamment à partir de Saint-Leu, ou Saint-Loup, voire Saint-Louis…

Le terme latin ciris signifie « aigrette », et, Saint-Cyr, alors, que signifie-t-il ?

On explique le culte de Saint-Cyr par le culte de Saint-Cyr. Serait-ce le seul truc en lys ?

Je ferai un article sur cette question. On peut déjà consulter la géomorphologie de Saint-Cyr-en-Bourg sur ce blog pour en avoir une approche (Recherche : Saint-Cyr-en-Bourg) et consulter le Larousse à propos de sainte Julitte.

Cependant, le culte de Saint-Cyr aurait-il remplacé des lieux de nidification des aigrettes, sur des hauteurs, au-dessus d’un cours d’eau un peu marécageux ? Ou des forteresses d’un empire esclavagiste à la justice inique ?

En voilà une idée… Il n’y aurait pas un peu d’Empire romain là-dessus ou là-dessous ? Du Jules César ? Voire du mérovingien ? Voire des Gaulois ? Voire de la Préhistoire…

En vedette, de magnifiques photos et leurs stars :

http://trombinature.org/

Vous pouvez soutenir la mémoire robotique de ce site internet et le travail de son administrateur, en priant l’internet qu’il ne soit pas censuré et détruit, ou en trouvant la rubrique participation. Dans la région, la « rue briques » fait un tout petit peu Solognote.

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Grande aigrette, jolie mariée fidèle.
Photo (Licence CC) vue sur Trombinature
http://trombinature.org/heronsblanc.php

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 …

Près de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or (69) non loin de la base militaire

Près de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or (69) non loin de la base militaire

Au sud de Poleymieux, près de Saint-Romain-au-Mont-d’Or
Paul est mieux, près de la Combe Saint-Paul, c’est vrai ?
Saint-Cyr, au-dessus de Lyon, ses défenses anciennes et nouvelles.
Photo par Guillaume Huron (licence CC-By)

Considérations militaires…

Défense ? Camp militaire ?

Ces hauteurs prises aux aigrettes, pour, comme elles, se défendre d’éventuels ennemis, ou haines mises, ces bourgs fortifiés se défendaient-ils eux-mêmes ou défendaient-ils une autorité plus grande ? A quelle époque nos aigrettes ont-elles été délogées de leurs nids et par qui ?

Observons-en la cartographie !

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Carte des communes françaises
portant le nom de Saint-Cyr avec complément ou non
Carte Nicolas Huron

Les lieux-dits confirment-ils cette répartition ?

A vous de voir…

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Carte des lieux-dits français (hors noms de commune)
portant le nom de Saint-Cyr avec complément ou non
Carte Nicolas Huron

Votre Saint-Cyr figure dans cette liste.

Fusionnons les deux cartes :

Ornithologiques….

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Toponymes Saint-Cyr en France
Carte Nicolas Huron

Zoom : entre toponymes de communes et patronage d’églises :

Une église porte un nom issu de la christianisation de l’Empire romain et de sa fin.

Le culte de saint Cyr et sainte Julitte porte en lui des souvenirs très forts.

Patronage Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte

Patronage Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte

Les églises placées sous le patronage de Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte
aux environs de chez moi.
Carte Nicolas Huron

Remarques et plaisanteries d’historien

Sur la carte précédente, un historien remarque tout de suite qu’en Berry, le culte de Saint-Cyr est associé à un terme gaulois rare « dun » qui signifie forteresse de hauteur, ou hauteur de forteresse. Les deux anciens bourgs gaulois d’Issoudun et de Vesdun auraient-ils survécu à l’incendie de presque toutes les villes gauloises par Vercingétorix en 52 avant Jésus Christ, avant Alésia ?

Issoudun signifie « forteresse d’un hissé », que l’on peut écrire plaisamment « hisse où ? Deux, un ? », ignition ! Fuse et jupes « iter »… Avec un dictionnaire latin Gaffiot, cela se comprend mieux… mis eux… Qui, des Gaulois, Celtes venus d’Europe centrale ! En français, le « d’un » a été remplacé par « commune » ou « comme une ».

Vesdun signifierait « vieux d’un ». Des daims y naissaient-ils, protégés par les broussailles, autrefois ? En est-il encore, d’eux-mêmes, aujourd’hui ?

A cette liste, il faut rajouter Sancergues (18), sur la frontière végétale gauloise, au-dessus de la Loire et de l’Allier, entre les Héduens romanisés et les Bituriges qui se feront massacrés par Vercingétorix et Jules César, par la brèche de Sancerre (Où est passé le gueux ?). Sancergues, une déformation certaine de Saint-Cyr… Un souvenir sans doute ?

Faudrait-il y ajouter aussi Sancerre (18) ? L’hypothèse paraît burnée… Mais fait Sens et Beaujeu, et ne Satur pas Gorgobina.

Le caractère génocidaire militaire et l’évocation de la destruction de l’empire esclavagiste romain et de sa justice inique, sont liés au culte de Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte. Ce lien est très visible à/et dans Saint-Cyr-en-Bourg.

Sargé-sur-Braye, entre Le Mans et Orléans, Chemillé-sur-Dême, Saint-Cyr-du-Gault, Monthou-sur-Cher, Saint-Cyr-en-Bourg, Saint-Cyr-la-Lande, les Choux, sont des bourgs, c’est-à-dire des forteresses, de frontière, au sein du quadrillage de l’Empire, en pire…

Contres et la Ferté-Saint-Cyr, en Loir-et-Cher, et Saint-Cyr entre Poitiers et Tours, ainsi que Jarzé, de/et vers Angers, évoquent des points forts militaires sur d’anciennes voies romaines.

Saint-Cyr-sur-Loire et Saint-Cyr-en-Val rappellent des dispositifs de protection des grandes villes romaines de Tours (Caesarodunum) et d’Orléans (Aurelianum). La toponymie et l’archéologie confirment ces faits.

Morée, dont le nom signifie « qui a le caractère maure, mor, noir, sombre », est une percée dans la Silva Longa, forêt longue de Marchenoir.

En Eure-et-Loir, la grande majorité de ces toponymes évoquent des hauteurs au-dessus d’un point d’eau nourricier, comme Anet, Ouerre et Jouy dont le nom rappelle Jules César et Jupiter et bien d’autres choses encore, et, Fontenay-sur-Conie, dont le nom de la rivière, la Conie, évoque l’ancienne présence de nids des cigognes.

Pansez-vous que Saint-Cyr s’arrêterait las ? Nom ! Arrive bien tôt à rives :

L’unique et exceptionnel Saint-Cir de Loisey-Culey (55), le Saint-Ciron de Saint-Magne (33), et les Saint-Cyran, exclusivité de l’Indre, les Saint-Cirac des Pyrénées, les Saint-Cirgue du Massif Central et d’Aquitaine, avec les Saint-Cirice, les Saint-Cirq, les Saint-Cyrice de la frontière de l’ancienne province romaine de Narbonnaise et des contreforts du Massif Central, et aussi  l’unique Saint-Sirac de Saint-Elix-le-Château (31)… etc.

Et tous ceux qui n’ont pas été sanctifiés :

Ciran, Circé, Cire, Cirmont, Ciron, Cyrille, Ciré, Cirey, Sir, Sira, Sirac, Siran, Sirand, Siranne, Sirant, Sirat, Siray, Siraye, Sire, Sirech, Sireix, Sirène, Sirés, Siret, Sireuil, Sirey, Sireygeol, Sireyjol, Sireyjolles, Sireybidou, Sireyjoux, Sireysol, Sireuil, Sirieix, Siriel, Sirier, Sirieu, Siriey, Sirmont, Siron, Sironnerie, Sironnière, Sironne, Sirot, Sirou, Siru, Siry, Syrie… et tous leurs composés.

Vous n’y croyez pas ? Attendez de voir les cartes !

En linguistique, un seul sens ?

Le français nous donne : cire, cirer, sire, etc. « Pas de miel sans cire d’abeilles… »

Le latin nous donne : cirrus, la boucle de cheveux, la huppe de l’aigrette, la touffe de crins au front des cheveux, la mèche, le rameau, le bras du polype, la frange de vêtement, cirris, un poisson de mer, et des noms propres… On trouve aussi le mot serus, tardif, serum, le soir, c’est à dire le soleil couchant, l’Occident, l’oxydant, O2. Bref ce que l’on respire, voire notre dîner.

Le gaulois nous donne : siros, sirus, sira, siru, etc., long, spatial, temporel, y compris la plaisanterie gaillarde « très longue »…

En celtique insulaire le mot signifie « long » avec une acceptation à la fois temporelle et spatiale, avec le vieil irlandais sir, avec le gallois, le cornique et le breton hir, le dérivé siraxta, « la nostalgie, la tristesse », qui donna sirecht en vieil irlandais, hiraeth en gallois, hyreth en cornique, et hyreth mot breton masculin…

Ces mots proviennent de la racine indo-européenne sei, « tarder » suivi d’un suffixe sonore de répétition, qui donne au sens originel un caractère temporel répétitif.

Le sanskrit nous donne dans la même famille linguistique et sémantique : saya, le soir, c’est-à-dire aussi l’ouest, l’occident. L’oxydant ? O2 ? La pollinisation quaternaire ?

Cette racine est liée aux étoiles, du gaulois stir, sir, dir, et donc à notre Soleil.

Astronomie

N’oublions pas l’étoile blanche double la plus brillante du ciel Sirius, Alpha Canis Majoris, étoile principale de la constellation du Grand Chien autour de laquelle gravite une naine blanche 10 000 fois moins lumineuse. Etoile double dont le fonctionnement appelle l’idée de l’hydrogène, H., et donc de l’eau et de nos gènes… ou des gênes ? Donc de la Vie et du Vivant !

Je tourne, je tourne, je tourne, sire, cyr, si rrrrrr… et ?

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Sirius, Alpha Canis Majoris,
étoile principale de la constellation du Grand Chien
Photo par le robot télescope spatiale Hubble
Vu sur Wikipedia (Licence CC) :
http://www.spacetelescope.org/images/heic0516a/

Ailleurs aussi…

Sans parler de Sopdet et de l’immense culture égyptienne, et Sothis grec… Et le terme Lang chinois, loup céleste, dans la ligne de mire d’un arc bandé : Hu (eu en français… ou : « Hue ! »).

Sans parler de la culture de la Polynésie française : Tauru’a fau papa, festivité des premiers grands chefs…

C’est dingue à quel point cela va loin…

Zoo ? Tirez-en les conclusions… ou les occlusions ?

Est-ce dû à la longueur de son coup, ou à celle de ces pattes ? A son passé dinosaurien ?

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Grande aigrette : « Suivez mon panache blanc »…
Photo (Licence CC) vue sur Trombinature :
http://trombinature.org/heronsblanc.php

 

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A la pêche à la « guère nouille » comme disait mon grand-père Guy.
Photo (Licence CC) vue sur Trombinature :
http://trombinature.org/heronsblanc.php

 …

Hisse, tord, ris… Hein ?

Un historien peut expliquer mille et une chose, mille et un fait, à travers ces cartes.

Sollicitez-le donc !

Il peut même être, comme Joinville, chroniqueur que vous pouvez orthographier maintenant à loisirs : « crocs niqueur ! »

Le terme latin ciris signifie « aigrette ». Et, alors ?

Bis repetita : Le culte de Saint-Cyr aurait-il remplacé des lieux de nidification des aigrettes, sur des hauteurs, au-dessus d’un cours d’eau un peu marécageux ? Pas tout à fait, car il nous rappelle notre impact sur l’environnement du quaternaire.

Le « Cy » de Cyr évoque aussi en toponymie deux notions : la courbure, le méandre, et le fait d’être courbé, assis, voire accroupis, voire le fait de « tisser », des Plessis par exemple, ou la satisfaction du verbe français seoir. On trouve cette notion dans un très grand nombre de noms de lieux. Le « r » final offre une répétition de la chose.

Cela me sied et me scie. C, S, voyez son coup de bec !

A Observer « ycy » ! Et bon shopping ! Bon chaud ping !

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Grande aigrette en vol au-dessus de son habitat, la tête sise sur son cou.
Si regarde, et sue des yeux… Haie ! Suis-le guide ! Oui, oui ! Ja voll… Yes… Ok ?
Photo (Licence CC) vue sur Trombinature :
http://trombinature.org/heronsblanc.php

Plus !

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Ou, même, offrez-vous et offrez l’origine de votre nom de lieu :

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Césure de fin pour doc

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