Théo, Théodon de Proprières (Rhône), la Théols (Indre)… les dieux de pierre

Théo, un prénom déclinable spirituellement divin

Théo est une racine linguistique plus riche et plus complexe qu’on peut le penser aux premiers abords. On en apprend énormément à travers les dictionnaires, notamment en parcourant celui de Marie-Thérèse Morlet, Dictionnaire étymologique des noms de famille (Perrin, 1998, Lonrai) avec un peu de compléments donnés par Le Grand Bailly, Dictionnaire Grec-Français d’Anatole Bailly (Hachette, 2000, Vanves).

Selon ce dictionnaire, Théo semble, bien sûr, la contraction des :

Théodon (Théodat, Théodet, Théodelin), qui apparaît comme un nom d’origine germanique, Theodo, construit avec theod, « le peuple ».

Théodore (Théodorel), qui est un nom d’origine grecque, Theodoros (θεο·φόρος, qui porte un dieu, nom qui renferme un nom de divinité) qui apparaît sous la forme latine Theodorus, prototype des noms théophores, signifiant « don de Dieu », nom popularisé en France par plusieurs évêques (Fréjus, Sens au Ve siècle ; Marseille, Tours au VIe siècle) et de nombreux saints.

Théodule qui est un nom d’origine grecque, Theodoulos, « esclave de Dieu », nom popularisé par de nombreux saints, dont les deux évêques de Sion-en-Valais au IXe siècle.

Théophile qui est un nom d’origine grecque, Theophilos (θεοφιλῶς, adverbe signifiant  « avec amour pour les dieux, d’une manière agréable aux dieux ») qui apparaît sous le forme latine Theopholus, c’est-à-dire « ami de Dieu ».

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Cernunnos, dieu gaulois de la prospérité, personnification de la Nature…

(Musée Bertrand de Châteauroux – gravure tirée d’Eugène Hubert)

Bas relief d’époque romaine provenant de Vendoeuvres (36)

où est conservé un autel votif dédié à Auguste

T’es haut ou pas assez ?

Précisons que les patronymes Thiaud, Thiaude, Thiaudat, Thiodat, Thibault, Thibaut, Thibeau, Thibeaud, Thibeaut, Thiboud, Thibout…, Thibierge, Thiberge, Thibert, Thébert, Thiebert…, Thibeuf, Thiébaud, Thiel…, Thierry, Thiéry, Théry, Thion, Thouard, etc., sont aussi construits avec la racine theod, « peuple ». Ils sont très nombreux.

Et, en breton, Théo, ou Le Téo, est un sobriquet qui désigne un « gros », surnom que l’on trouve aussi sous la forme de Le Theiff ou Théon.

En breton, Théo est aussi associable aux patronymes Teodec, construit avec la racine teod, signifiant « bavard ».

Dans le Massif Central, on trouve les patronymes de Téoule, Theolas, Théolier, Teulier, qui désigne un tuilier, lié forcément au raffinage et à l’industrie de la cuisson de l’argile des fonds de rivières. Ève, È’veut !

Mais on va voir que la réalité est bien plus profonde et bien plus riche…

Le Grand Bailly et le Félix Gaffiot, des outils… pour Théo

Des outils indispensables, les dictionnaires Latin-Français et Grec-Français (en ligne aussi, mais en moins pratique) nous donnent un grand nombre de noms de personnes célèbres, ou de lieux, voire de dieux, construits avec le « préfixe » Théo. Dans le Grand Bailly (édition 2000), on peut s’en apercevoir à partir de la page 923 jusqu’à la page 927.

Exemples :

Théodora, Θεο·δώρα, ion. Θεο·δώρη, ης (ἡ) Théodôra, femme de l’empereur Justinien (impératrice de 527 à 548).

Théodosia, Θεοδοσία, ας (ἡ) Théodosia (aujourd’hui Feodosia, anciennement Kaffa) ville de la Chersonèse Taurique.

Théodose, notamment Théodose Ier, empereur romain, Θεοδόσιος, ου (ὁ) Théodosios…

Theonoê, Θεο·νόη, ης (ἡ) : 1 l’Intelligence divine, mot forgé par Platon pour expliquer le nom de Ἀθήνη (d’Athènes, d’Athèna). 2 Théonoè, fille de Protée.

Théopompe, Θεό·πομπος, ου (ὁ) Théopompos : 1 roi de Sparte. 2 historien de Chios, disciple d’Isocrate. 3 poète comique grec, contemporain d’Aristophane. 4 un partisan de César…

Théotauros, θεό·ταυρος, ου (ὁ) le dieu-taureau, c’est-à-dire Zeus changé en taureau.

-etc.

Pensons aussi aux Théodoric, rois des Wisigoths ou rois des Ostrogoths, et à leurs sujets affidés, Espagnols et Italiens, actuels, qui essaient encore et encore de devenir gréco-romain sans y parvenir… Nous pouvons tous le constater.

La plupart des mots concernent les divinités, dieux païens, ou Dieu.

Exemples :

theobrotion, θεο·ϐρότιον, ου (τὸ) sorte de plante vivace, peut-être la pervenche.

théodonion, θεοδόνιον, ου (τὸ) autre nom de la plante παιωνία, la pivoine, liée aux soins guérisseurs, au dieu Apollon Guérisseur, à l’ancien dieu primordial Pæôn, et à l’hôpital…

théologie, théologos, θεο·λόγος, ος, ον : 1 qui traite de Dieu, de la nature divine, des choses divines, en parlant des anciens poètes, auteurs de Théogonies (Hésiode, Orphée, etc.). 2 qui transmet la parole de la divinité, en parlant des devins, des prophètes. 3 chez les écrivains ecclésiastiques, qui soutient que le Verbe (λόγος) est Dieu, en parlant de saint Jean l’évangéliste et de saint Grégoire de Nazianze (voir légo, λέγω).

théos, θεός, οῦ (ὁ), 1 Dieu, la divinité. 2 une divinité particulière ; un dieu, une déesse ; une image ou statue d’un dieu. 3 dieu par apothéose, à Rome. 4 conseiller du roi chez certains. 5 roi, magistrat, chez d’autres…

theoteichês, θεο·τείχης, ης, ες, aux murs bâtis par les dieux.

theotokos, θεο·τόκος, ου (ἡ) mère de Dieu, en parlant de la Vierge Marie.

theoxenios, θεο·ξένιος, ου, adjectif masculin, protecteur des hôtes, épithète d’Apollon ; τὰ θεοξένια, fête en l’honneur d’Apollon, à Pellène ; en l’honneur des Dioscures, à Agrigente.

– etc.

Dans le Grand Bailly, le terme simple théo, θέο, page 923, renvoie au terme τίθημι, tithêmi (à prononcer « T’y t’es mis »…), page 1928, terme qui comporte beaucoup de synonymes et qui signifie « poser, placer » par exemple « poser une pierre, poser des fondements… », « mettre à une place appropriée », « déposer, mettre de côté, garder », « donner en garde », « déposer une somme d’argent », « déposer par écrit », « mettre dans une telle situation, dans un tel état », « poser en principe, admettre, accepter, regarder comme… », « établir, produire », « faire, arriver, exciter », etc. « déposer pour soi, déposer à terre », « mettre pour soi, dans son intérêt, dans telle situation, dans tel état »… Il y en a presque une dizaine de colonnes dans le Grand Bailly.

Sans oublier :

teô, τέω, courir ; disputer le prix de la course… avec tous les mots commençant par cette option sémantique.

théorie, θεωρία, ας (ἡ) : I action de voir, d’observer, d’examiner : 1 voyager pour voir le monde. 2 action de voir un spectacle, d’assister à une fête ; d’où la fête elle-même, fête solennelle, pompe, procession, spectacle. II par suite, théorie, c’est-à-dire : 1 députation (des villes de Grèce aux fêtes solennelles d’Olympie, de Delphes et de Corinthe ou aux temples de Zeus Néméen, d’Apollon Délien, etc.) 2 fonction de théore (θεωρός). III à partir de Platon, figuratif : 1 contemplation de l’esprit, méditation, étude. 2 spéculation théorique, théorie.

Ne préférait-on pas les anciens sens ?

Laids voyages forment la jeunesse ?

Voyage signifie, ici, pèlerinage,

recouvert d’une pèlerine…

Vois, voie y a jeux…

Et toutes les théories (seulement selon le sens unique de Platon ?) dérivées, pour le teoros, spectateur, qui voyage pour voir le monde… même tout près de chez lui… et même Thèbes l’égyptienne en est liée.

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Petits cailloux blancs ? C’est important dans un pays un peu calcaire…

Cela s’appelle « chaussée, chausser, chaussés, show c’est… »

Cela rend fort les rangs forts et les renforts…

ou non. Nom ? Théo se mèle…

Semelles d’apparât

triomphal.

La toponymie, une infinie découverte…

Pour vérifier la pertinence géographique et donc historique des interprétations des sens de la phonétique et de la faune-éthique d’un nom de lieu, un toponyme, il faut être équipé de cartes diverses et variées (géologie, relief, hydrographie, réseaux routiers, climat…), notamment papier (pour le recul et l’autonomie), avec le NET et Géoportail, avoir une solide connaissance du terroir et de son Histoire et avoir quelques excellents dictionnaires en version papier plus faciles à consulter rapidement, mais aussi en musardant, et donc en se cultivant plus que demandé.

Pour découvrir les sens pluriels et l’essence plurielle, et véritables, de beaucoup de noms de lieux, il faut se pencher, évidemment, comme le linguiste et toponymiste tourangeau Stéphane Gendron, un peu sur le barbare germain (souvent via la langue franque en France, une sorte de néerlandais tenant des anciens Cimbres et Teutons romanisés) qui a la fâcheuse tendance à tout usurper (usure pets…) pour voir justement son usure-passion, mais surtout sur la phonétique de la langue gauloise et des langues indo-européennes, ainsi que sur les termes anciens usuels de la ruralité de la véritable faune-éthique, d’origine souvent préhistorique (voir mon article précédent), et évidemment, il faut se pencher aussi, classiquement, pour faire ses humanités, sur le latin, gréco-gallo-romain, et le Grec.

En toponymie, en plus des patronymes attestés ci-dessus, c’est bien plus riche. Les noms sont légions et incroyablement évocateurs. La plupart d’entre eux sont de véritables poésies Haïku à eux seuls décrivant les multiples facettes des micro-paysages anciens et véritablement naturels, et même, mieux qu’un jeu vidéo, les affres et horreurs de l’Histoire…

Presque mieux que les folies du Musée du quai Branly de Jacques Chirac…

et il y  en a des millions et des millions, des mis Lyon et des mis « lions »…

Avec le son « théo », on trouve ainsi Leign Téo (commune de Scaër, Finistère, 29), Théodolin (Aussos, 32), Théodon (Propières, Rhône, 69), Théodore (Piets-Plasence-Moustrou, 64), Théodore (régina, 97), La Théodière (Saint-Laurent-en-Gâtines, 37)…, La Théols (rivière de l’Indre, 36, et du Cher, 18), etc. Ils sont des milliers.

Nous n’allons aborder ici que les deux exemples, ci-dessus en gras, pour vous en montrer les richesses spirituelles, voire temporelles… pour forcer le respect.

Théodon, commune de Propières (Rhône, 69)…

Théodon est une ferme située à environ 570 mètres d’altitude, sur la commune rurale de Propières, dans le département du Rhône (69) entre Roanne, Mâcon et Villefranche-sur-Saône, dans les monts du Beaujolais, entre La Clayette et Belleville, sur la D10, entre Belleroche, Azolette, Saint-Igny-de-Vers, Monsols, les Ardillats, Chénelette, Poule-les-Echarmeaux.

Ce lieu-dit est situé sur un massif ancien du Dévonien (-395 à – 345 millions d’années), géologiquement rare en France, présentant des caractéristiques minérales et minières particulières, dont les toponymes se font encore l’écho. Le site d’ensemble ressemble à un cirque, d’où découlent de nombreux torrents et ruisseaux, ensemble géomorphologique qui culturellement s’apparentait à l’époque romaine à la Gorgone (ensemble d’un gouffre ramifié, du latin gurges, gouffre : étendue de gorges, de goulottes). Ces nombreux ruisseaux ont sans doute facilité l’exploitation minière ou thermale de soins ou d’empoisonnements, deux autorités qui ont toujours bien fonctionné ensemble.

Un shoot ? Un chou te… Une percée dans le Dévonien ?

Des veaux nient 1… D’Ève au nid Hun ?

Dave honni, hein ?

Le sommet culminant de ce cirque est le Mont Saint-Rigaud à 1009 mètres d’altitude, « le toit du Rhône », qui était appelé jusqu’à la Révolution française, mons solis, la Montagne du Soleil (Apollon chez les Romains), compréhensible également éventuellement comme « la seule montagne ». A Théodon, c’est ce sommet qui s’illumine en premier. Il est un peu l’hors loge…

Le sommet appartient à une crête et est situé entre le sommet du Mont Monnet (monnaie, maux nés, mots nés, « mauné »…) à 1000 mètres d’altitude et la Montagne de Theyssonnière, à 949 mètres d’altitude, qui fait référence à de petits morceaux de pierres, notamment à celles des mosaïques, toponyme sans doute construit à partir de la racine latine tess– se rapportant aux tessères, petites pierres sculptées portant à l’époque romaine le portrait d’un hôte afin de le reconnaître lors de sa visite (Facebook ?), ou petites pierres que le peuple échangeait contre de l’argent ou du blé à la même époque. Ce terme évoque aussi les dés, les jeux de hasard, et donc les oracles.

L’ancienne activité minière esclavagiste, gauloise ou romaine, voire postérieure, est visible dans les toponymes voisins des Condemines (Cons de mines ? Les Condés ? ou les autres…), de la Farge (forme méridionale de « forge »), du Mort, qui signifie en toponymie le « sombre » en parlant du sol ou de la terre, des Croux qui peut se comprendre comme les creux, l’écrou et comme les crocs ou piques…

Vas-y, pioche ! As de pique ? Roi de cœur !

La ferme est auprès et au-dessus du ruisseau du Sornin qui peut s’orthographier évidemment autrement…

C’est un mot de la famille de sornettes… Sors NET !

Si tu ne comprends pas, demande à ton Père !

La sortie de ce cirque est aussi gardée par les toponymes Audun qui peut s’orthographier Haut Dun ou Eau Dun, etc. évoquant un possible fort gaulois (genre Tulou chinois, par exemple), voire l’association avec une divinité germanique. Le Nervet, signifiant « homme fort, solide, musclé » (toponyme complexe et multiple, évoquant aussi le « noir », ou bien évoquant la sauvegarde ner- associée à l’eau ou au chemin) peut évoquer également notamment une garde esclavagiste, comme la Gardette située sur l’autre versant du cirque. A la sortie du cirque, on trouve la Fabrique qui semble un toponyme d’origine romaine.

Le site de cette ferme apparaît comme un promontoire rectangulaire d’environ 90 mètres de côté, qui semble avoir été terrassé : temple romain, camp romain, machine romaine, Tulou gaulois, silos de sauvegarde, aire de surveillance de chasse préhistorique ? Peut-être tout cela à travers le temps. Étant presqu’à la sortie des eaux pluviales du cirque, il en est un poste de surveillance, voire de prélèvement ou de dépôt du résultat du travail de cette mine ou de ces carrières évoquées par le nom même de la commune : Propières.

L’activité minière se perçoit aussi au Bois des Ecluses (lavement des roches), sous le Mont Saint-Rigaud, à Rocharrière, etc.

Au regard des dictionnaires latin et surtout grec, Théodon, prend la forme d’un don divin ou d’un don à une divinité, d’un don de pierre dissoute, minérale, thermale, et un don en pierre, en minerai, se rapprochant de la notion chinoise de Yang, voire en métal épuré et travaillé dans des forges, ou en pierres sculptées, se rapprochant de la notion chinoise du Ying. Le noir de la mine et le blanc du reflet du bouclier étincelant qui tua la Gorgone, Méduse, évoquée par la chevelure de ses serpents ruisselants de ces petits courants torrentiels, et peut-être empoisonnés ou salutaires, assaisonnés au Dévonien, et le brillant de l’épée qui lui coupa la tête. On y trouve donc l’idée de lavement, voire de lavement de crimes, mais aussi de folie et de superstitions religieuses païennes, d’empoisonnement minéral ou salvateur, que l’on peut évoquer avec le toponyme gaulois le Méry, construit peut-être à partir de mero– « fou, agité », se rapportant à cette dépression venteuse et humide, telle une bouche, mais qui peut aussi se comprendre comme un terme de grandeur romaine, major, « plus de ».

Théodon, évoque le chant, l’ode, des pierres et des eaux, des pierres et des pas, des pierres et des outils, le suffixe « on » étant connu pour indiquer une continuité, un ensemble cohérent, une unité, ce qu’évoque aussi le terme « théo ». il s’agit de l’évocation d’une totalité déposée, offerte par les sommets érodés par les eaux pluviales ou par le travail des hommes.

Divin ! Dits vains ? Dix vins !

Pouce ! J’en ai graines…

Beaux Jo laits…

Lie au nez…

Lyonnais

La divinité romaine d’Apollon guérisseur y est évoquée comme substantif sans terminaison du mot théodonion, θεοδόνιον. Peut-être s’agissait-il d’un centre de soin, toujours associé à une divinité protectrice, mais aussi menaçante, eau ayant des propriétés minérales souvent usurpée par des doux âniers, des douaniers, racketteurs esclavagistes à la solde de Rome ou d’un roitelet local.

Une roche formée alors que la Terre était plus jeune et plus petite…

Moins de gravité… et pour nous maintenant ?

Poreuse ! Donc…

Ce cirque de la Montagne du Soleil, se rapporte à Apollon et à l’Apollon guérisseur, puisqu’il produit une source miraculeuse, propre à soigner les rhumatismes, les maux de gorge sans doute dû au bavardage ou à l’usage intempestif de mégaphones, la stérilité des femmes, tous maux qui peuvent, peut-être, soigner les maux radioactifs de ses gigantesques antennes.

M’aide use… Méduse…

Clonage vétérinaire ? Clos nage ?

Le Mont Saint-Rigaud a-t-il encore son Apollon, à travers la ferraille brouillante, bruyante, brillante et rutilante de ses énormes antennes qui nous « rape », nous violent violemment toute la journée et même toutes les nuits ? Guérisseur de plaintes et de babilles ? Bla bla bla, bar bar bar, Bzzzz…

Enfers en fer ou Paradis par radis ? En faire où parade y…

Il n’y a pas de hasard… ni d’azes (mouches) art…

Inca, fils du Soleil, fils de pierre, In ka !

Qui a de la pierre en lui…

en l’huis, en Lui…

Lapidation ?

La pisse ?

Lapis

Le monde gréco-romain de la toponymie, n’est ni blanc ni noir, ni bon ni mauvais, mais les deux, en fonction des époques, des guerres, des persécutions, de la christianisation ou non, de la civilisation ou non, des incursions barbares, des mercenaires de tous poils, de la bonne administration ou non, de la bonne intendance ou non, de son propre point de vue, ou de son sale air, etc. L’Homme, étant en toutes circonstances la mesure de toutes choses.

Cours à cas ! Courre à « ka » (roche, pierre)…

Curaca ! Kuraca ! Cour akka !

Cure à « ka » !

Un cas…

Il faut apprendre à penser Théodon, comme un don divin, placé, posé, un verrou géologique, de par la connaissance qu’il apporte de ce terroir et de notre époque contemporaine.

Il peut devenir en soi, spirituellement, voire temporellement, par un vécu mesuré, une évocation réelle de la nature primitive, parfois encore visible, à peine perceptible, de la Préhistoire, de l’époque gauloise, de l’époque romaine, du Moyen Age, etc.

Théâtre, t’es âtre… Amphi-Théodon ?

Faites-leur la communication…

Théo, t’es au taf ?

Météores…

Téo-don, coureur donné ? Don d’une course ?

La syllabe « té » évoque l’eau crachée, l’interjection, le jugement ; le « o » évoque la liaison masculine, mais aussi encore l’eau, le haut, l’omicron ou l’Oméga ; « ode » évoque notamment l’Odyssée, l’ode hissée, le chant ; le « don » des générations précédentes, et le « on », l’ensemble de tout cela résonnant comme un écho dans la montagne.

T T T

à crier :

T’es haut don ?

Beaujolais nouveau ?

T’Est haut don ! Té aux dons !

T’ay « ode » ont… Tes eaux dont…

En entendant dans le sens de comprendre et d’apprécier

le son des pierres, des mineurs, des torrents, des efforts et des Effes hors…

Si vous avez à randonner ou à travailler dans ce cirque ombragé, compressif du vent d’ouest, humide et oxydant, occident du Mont Saint-Rigaud, dont Théodon est le verrou, réjouissez-vous de vos ampoules suppurantes aux pieds pillés maints, ou à vos mains, car dans ces impasses vasculaires, il vaut mieux parfois, par endroit, perdre quelques métaux lourds, nano-particules ou « terres rares » du Dévonien que de s’en gonfler. Quand à la tête… ? Faites-y pousser de la vigne dans les arbres… ou du lierre pour le « savons »… car  beaucoup sont des plantes grimpantes… et tous l’ont oublié.

De Théodon, le Soleil s’y voit mieux au Couchant…

Le marchand de sable est passé et passera…

Bonne nuit et faites de bots rêves !

Terrassements ? Terra se ment ?

La Théols, rivière de l’Indre (36)…

Le même parcours, la même visite spirituelle peut être faite avec la rivière de la Théols, dans l’Indre (36), qui arrose la ville d’Issoudun, rivière se jetant dans celle de l’Arnon, dont la première mention remonterait à l’an 638, flumen Telum, à prononcer « flou mène tel homme », humour médiéval oblige… bien compris par la diplomatique.

Avant sa confluence avec l’Arnon, la rivière arrose la Ferté, une ancienne fortification, Diou, une évocation divine, Sainte-Lizaigne, rappelant notamment la clarté de son eau qu’il faut vérifier avant Vierzon et Tours…, la ville d’Issoudun, un oppidum gaulois et actuellement sous-préfecture de l’Indre, Brives évoquant ses ponts bravant et brisant l’eau, Meunet, évoquant sa route romaine vers Saint-Chartier et la Châtre. Elle prend sa source, qui semble une résurgence, vers Bommiers et Ambrault, mais son vallon remonte jusqu’au Chaloy, gué ou chas géologique alluvial, et jusqu’aux Giraudons, qui est un toponyme à penser, voire à panser, près de Saint-Août, qui est un peu un rappel du dieu Auguste, héritier de Jules César et surnommé lui-même Auguste, César, comme dieu, Saint-Août faisant aujourd’hui surtout référence à ce saint et à la Vierge Marie et à la mi-août, jour de fête entouré, ceint, par ce mois-là, chaud show…

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Le toponyme évoque notamment théologos, la théologie… l’inspiration divine, ce qui est en rapport avec le spirituel, voire avec les religions païennes.

T’es au Logos ? Non, au logis ?

Et le pain et levain…

le pin et le vin…

paniers ?

En grec la terminaison de la Théols, ol, ολ, se rapporte à la racine, oul, oulos, ουλος, entier, intact, qui existe dans son état naturel, notion qui se rapporte à la notion chinoise du Yang, et par extension, vigoureux, véhément, mais aussi incessant, continuel en parlant d’un cri d’oiseau ou profond, épais, en parlant d’une nuée d’oiseaux.

Aigrettes ? Cicognes ? Grenouilles ? Alevins ?

Téo-ol, course funeste entière ?

Ce terme évoque aussi l’industrie de la laine, à travers le fait d’être roulé fortement sur soi-même, d’où touffu, épais, dru, en parlant de lainages, de manteaux, de tapis, et par extension, fort, vigoureux ; il signifie aussi chanter avec force, voire frisé, crépu, en parlant de cheveux ou de plantes, avec la notion de tordu, enlacé, de jambes torses, ou de faire du bruit avec les pieds en tournant, ou à coups pressés. La racine indo-européenne est en rapport avec la laine, uol(H)-no-, le fait d’arracher, uelH-, ce que font les moutons avec la végétation qu’ils broutent comme animaux désertificateurs et funestes.

Le terme grec olos, évoque aussi un liquide trouble, l’humeur de la sèche et donc l’encre de Chine.

Croa, croa !

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Ce terme grec oloos, ὀλοός, oulos, οὖλος, évoque le caractère funeste, pernicieux, perdu, détruit, ruiné. Il évoque aussi la gerbe, et un hymne en l’honneur de Dèmèter, mère des blés, fille de Cronos et de Rhéa. Dame Terre ? Démets terre ? Raie a… Labo UR ?

Ollé ! ὀλέ ! par soulagement d’avoir échappé au funeste… ?

Cette terminaison est liée à Olloumi, ὄλλυμι, faire périr, détruire, anéantir, subir la perte de la vie, d’un butin, etc., périr, mourir de mort violente, être perdu, ruiné, anéanti…

La situation géologique peut donner une explication, puisque cette rivière prend sa source dans une zone de calcaire jurassique détritique et reste ensuite très calcaire sur son cours, creusant le Champagne berrichonne dans son milieu, terre calcaire de blés, céréales non locales et originaires du Moyen Orient, et synonyme de « loups » en toponymie, un animal absent de France au Paléolithique et sans doute  introduit avec au Néolithique ou à l’époque gauloise « celte », culture originaire du grand Est germanique ou danubien.

Prédation… pré aide à « scions »…

La rivière suit grossièrement une faille géologique sous-jacente du Crétacé… failles que mes enquêtes toponymiques ont toujours un peu associées à la Peste et aux flèches d’Apollon, assaisonnées dans son trépied, traits pillés, pour de simples raisons de meilleures adaptations des Enfers en leurs seins, de leurs microbes et de leurs divers champignons dévoreurs s’y réfugiant.

La Théols est un rappel d’une menace éternelle…

une Folie, une dépression venteuse humide,

orientée sud-nord, vallonnée et boisée, au milieu des blés,

aux eaux en partie aspirée ou retenue par une faille sousjacente rempli d’ardille,

d’argile et de tuffeau d’un autre temps et d’autres taons qui ne demanderaient qu’à…

On y comprend et entend, en ses lieux, les cris et l’abondance des oiseaux de la nature primitive anciennement forestière de cette actuelle campagne, mais aussi sa menace, son eau peut-être empoisonnée. Le nom évoque aussi les moutons, et leur exploitation, qui ont rendu, pour partie, cette terre désertique, et sa transformation en surface agricole céréalière emblavée. Les moulins bannaux… les ânes… l’aise âne… Le commerce de la laine anglaise, les industries lainières médiévales serviles et les foires de Champagne… y sont rappelés.

Des nomades, se prétendant probablement no mad, seraient-ils passés par là pour abreuver leurs troupeaux, brûlant et arrachant tout sur leur passage ? Néolithique ? Epoque gauloise ? Terre et plaine jugée riche par l’intendant proconsul Jules César, en 52 avant Jésus Christ, dans la Guerre des Gaules pour le plus grand malheur de ses habitants, faune éthique comprise. Il reste quelques forêts, mais très peu auprès de cette rivière jugée divinement funeste par son nom. Dure campagne…

Tous les chemins mènent à Rome…

Vérifiez sur Géoportail

le pro qu’on saoule…

Flumen Telum

Le latin telum désigne une arme, mais surtout, une arme de jet, et évoque donc l’arc d’if d’Apollon, les rayons du Soleil, et le moyen pour faire une chose. Le terme latin tellus, lui, désigne la Terre, le globe terrestre, la déesse terre, le sol, le terrain, le bien, la propriété, le domaine, le pays, la contrée.

La Théols serait-elle synonyme de mère de…?

Flu mène telum

Tellum ?

Gras halle… Grrr râle !

Théo a maintenant l’infini pouvoir d’offrir cette infinie découverte par lui-même

ou de la vendre… à d’autres, notamment à travers moi.

Je peux aider à amorcer la pompe…

mais, hélas, peut-être, finira-il

par trouver les autres aveugles ?

Contact !

Autres cadeaux ?

Et aux cieux, des oiseaux aussi yeux ?

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Je t’ai aux… jeux Théo…

Jeté aux…

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