Pierrefitte-sur-Sauldre : comptes de la fabrique, document rare

1er cadeau pdf : Saint-Étienne de Pierrefitte-sur-Sauldre.

Plan Nicolas Huron - Eglise de Pierrefitte-sur-Sauldre - XVIe siècle

Plan Nicolas Huron – Eglise de Pierrefitte-sur-Sauldre – XVIe siècle

La fabrique ou œuvre

Avant la Révolution française, un “comité” de paroissiens élus parmi les hommes de la paroisse, s’occupaient de gérer l’entretien de la nef de l’église, qui appartenait aux habitants de la paroisse. Les fabriciens, ou gagers, qui siégeaient au banc d’œuvre, géraient aussi les biens servant à cet entretien : terres, rentes, etc.

Les fabriciens ou fabriciers géraient aussi les sépultures, les fondations pieuses dont ils avaient la charge et certaines charges des services religieux.

Le banc d’oeuvre, servait aussi de coffre pour conserver leurs archives : pièces comptables, titres de propriété, etc.

Parfois, et c’est rare, leurs comptes ont été conservés. Voici ci-dessous un exemple extrêmement rare, datant du XVe siècle, concernant Pierrefitte-sur-Sauldre (Loir-et-Cher).

Extrait ci-dessous de mon ouvrage :
Pierrefitte-sur-Sauldre à travers les siècles – église Saint-Etienne
à télécharger ici, gratuitement :
Nicolas-Huron-Eglise Saint-Etienne de Pierrefitte-sur-Sauldre (41).pdf
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Bonne lecture à travers l’étude de
l’église Saint-Etienne de Pierrefitte-sur-Sauldre.

Les premiers comptes de la fabrique.

Les comptes de fabrique sont des pièces comptables très précieuses et assez rares. Ceux de Pierrefitte ont été en partie conservés et sont actuellement aux Archives départementales de Loir-et-Cher (G 2699 à G 2703). Il semble que ces comptes, étant donné l’état dans lequel nous les avons trouvés en 1990 (consultés à nouveau, transcrits et ré-analysés en 2015 par mes soins), n’aient jamais été dépouillés.

Les premiers comptes sont ceux des années 1459 à 1462 (Archives départementales de Loir-et-Cher G 2699). Ils ne nous apprennent rien sur les travaux de construction du chœur et du clocher.

Ces comptes nous indiquent que la boîte de Saint-Eutrope dans laquelle les fidèles laissaient leurs dons, existait en 1459. Les fidèles laissaient également leurs dons dans la main de saint Etienne, soit la main d’une statue, soit un reliquaire.

Les frais de restauration de la toiture des galeries extérieures, situées à l’ouest de l’église, sont aussi mentionnés : 33 sols 10 deniers pour l’achat de 1500 tuiles, et 3 sols 10 deniers pour leur transport et les dépenses faites pour la passation du marché avec le couvreur dans l’auberge de Michelette.

Transcription des comptes de 1459-1462 :

« Comptes des receptes et mises faictes par Regnault Guyguin et Huguet Tixier dit de Beausse, colleteurs et gagers de l’église de Pierreficte sur Sauldre pour trois ans commencens à la saint estienne d’aoust lan 1459, et fenissant au 28ème de juillet 1462.

Et premièrement recepte en deniers à cause des saintures et questes du bassin et pains benoists et pour la boeste de saint Ytroppe

Pour les pains benoist de l’an 1460 : 60 sols

Item fut et trouvé en la boeste de saint Ytroppe un jours devant la feste de toussains l’an 1459 dont escheut pour le droit de ladite église de ce qui y fut trouvé pour l’église les 2 pars et aucuns le tiers pour ce pour le droit de ladite église : 6 sols.

Item à une autre foiz a esté trouvé en ladite boeste pour le droit de la dite église pour les 2 pars appartenant à ladite église : 10 sols 8 deniers.

Item à leuvre de l’église venredi benoist en lan 59 : 4 sols parisis.

Item au pardon et à la main de saint Estienne fut trouvé le jour de pasques : 12 sols

Item fut trouvé à la boeste de saint Ytroppe pour le droit de ladite église : 36 sols pr.

Item pour la queste du bassin de notre dame pour 4 festes, pour la sencion, la penthecouste, la feste dieu, et la saint Jehan baptiste : 4 sols.

Item a esté trouvé à la boeste de saint Ytroppe pour le droit de ladite église : 16 sols.

Item fut trouvé à leuvre de ladite église à une feste de noel : 3 sols 4 d.

Item a este trouvé à une autre foiz à ladite boeste de saint Ytroppe pour le droit de ladite église : 12 sols.

Item a esté trouvé à leuvre de ladite église le mercredi des ténèbres : 3 sols.

Item au bassin pardon et à la main de saint Estienne : 16 sols.

Item à leuvre de ladite église : 16 sols.

Item a este trouvé à la boeste de saint Ytroppe le 4ème jour de may l’an 1461, et pour le droit de ladite église : 24 sols.

Item pour la main de saint Ytroppe et au pardon fut trouvé ledit jour de saint Ytroppe l’an dessusdit : 12 sols.

Item a este trouvé à leuvre de l’église le jour de toussaint audit an 1461 : 6 sols.

Item pour les saintures de saint Estienne pour le bassin … et pardon : 13 sols 6 d.

Item à la boeste saint Ytroppe qui fut de partie le vendredi des tenebres pour le droit de l’église : 8 sols.

Item à leuvre de l’église la veille de pasques audit an fut trouvé : 12 d.

Autre recepte à cause de vente de laine et cyre pour ledit temps de ces présens comptes et pour les testamens. Et premièrement :

Pour vente de cyre : 22 sols.

Item pour vente de laine : 10 sols.

Item pour autre vente de layne appartenans à ladite église : 6 sols 8 d.

Item pour la vente de 3 livres de cyre : 8 sols.

Item pour autre vente de cyre : 24 sols.

Item pour autre vente de layne : 5 sols.

Item pour autre vente de cyre : 5 livres pr.

Item pour la vente du casble ( ?) de ladite église : 16 sols.

Item pour le testament de feu Jaquet Gaultier a esté receu par la main de Netant : 3 sols 8 d.

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Comptes de la fabrique, chapitre des recettes : 1459-1462
(Archives départementales de Loir-et-Cher : G 2699)

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Montlivault : évocation du monde souterrain blanc calcaire

1er cadeau pdf : Montlivault (41) Histoire par ses noms de lieux.

Montlivault (Loir-et-Cher) entrée sud, la montée au coteau

Montlivault (Loir-et-Cher) entrée sud, la montée au coteau

Le toponyme Montlivault nous emmène bien plus loin qu’on peut le penser au départ. Il nous conduit jusque dans le monde souterrain des morts et dans sa géologie beauceronne.

Extrait ci-dessous de mon ouvrage :

La Fête des toponymes – Montlivault (Loir-et-Cher)

à télécharger ici, gratuitement :

Nicolas-Huron-Toponymie-Montlivault(41).pdf

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Bonne visite à travers l’étude de Montlivault par ses noms de lieux.

Montlivault

Les premiers toponymistes à s’être penchés sur l’origine du nom Montlivault restèrent dubitatifs. Ainsi Albert Dauzat et Charles Rostaing, dans leur imposant Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, ne surent résoudre ce problème et attribuèrent une origine obscure à Montlivault qu’ils pensaient peut-être construit à partir de l’if, ivos, en gaulois. Montlivault serait ainsi le mont de l’if.

Les toponymistes plus récents, comme Jean-Marie Cassagne et Mariola Korsak dans Origines des noms de villes et villages, Loir-et-Cher, affirmèrent que Montlivault provenait d’un ancien Mons Levaldi, c’est-à-dire d’une colline propriété d’un Germanique nommé Levald, patronyme latinisé en Levaldus. Cette théorie repose sur une charte latine de 1141 de l’abbaye de Pontlevoy, dans lequel Montlivault apparaît sous la forme de Montelevaldi, interprété comme le Mons Levaldi. Cette théorie a été reprise par Stéphane Gendron, dans Noms de lieux du Centre, avec une interprétation du nom par : le mont de Livaud.

L’abbé Voisin pense pour sa part qu’il devait exister en ce lieu un ancien fort défendant le val, d’où son nom de Mont-Lev, car, d’après lui, un retranchement, un fort, se dit Lev en langue celte.

Plus récemment encore, Jean Belzeaux, dans son ouvrage Montlivault mon village, rapportait que le guide des adhérents aux « Vieilles maisons françaises » expliquait que le village devait se trouver sur une île de la Loire et que son nom pourrait signifier : le mont au milieu du val. Pour sa part, Jean Belzeaux pensait que ce nom signifiait plus vraisemblablement, le mont au-dessus du val.

Pour notre part, nous considérons, comme tous ces savants, que Montlivault est à considérer comme l’agglomération de deux termes : Mont et Livault.

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Huisseau-sur-Cosson : sa géologie et sa préhistoire

Extrait ci-dessous de mon ouvrage :
La Fête des toponymes – Huisseau-sur-Cosson (Loir-et-Cher)
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Remarque : A cause de la guerre en cours, j’ai arrêté provisoirement mes expéditions de mes brochures par la Poste mais mes services par l’internet continuent. Vous pouvez imprimer ou faire imprimer vous-même ce fichier en photocopies noir-et-blanc ou en couleur à vos frais avec ou sans reliure. Si cette démarche vous est trop compliquée, je vous propose de faire appel à vos proches et à vos amis qui pourront ainsi également faire cela pour eux-mêmes.

 

Bonne visite à travers l’étude de Huisseau-sur-Cosson par ses noms de lieux.

Huisseau-sur-Cosson (Loir-et-Cher, 41)

Huisseau-sur-Cosson (Loir-et-Cher, 41)

Pour aborder l’étude d’une commune par ses noms de lieux, il faut évidemment d’abord faire l’inventaire documentaire et donc l’inventaire des noms de lieux, ou toponymes, de la commune. Beaucoup de ces noms de lieux trouveront une explication à travers la géographie, c’est-à-dire notamment, la géologie, la géomorphologie, l’hydrographie, etc.

Je présente ici la géologie de la commune de Huisseau-sur-Cosson, en Loir-et-Cher, commune située sur le plateau beauceron, mais au sud de la Loire, en limite des sables de la Sologne, et située dans la vallée du Cosson.

Cette situation a fait que l’occupation de la commune par les hommes fut très ancienne, paléolithique, mais surtout agricole à l’époque néolithique. Vous pouvez en lire et en voir quelques éléments ci-dessous.

Extrait ci-dessous de mon ouvrage :
La Fête des toponymes – Huisseau-sur-Cosson (Loir-et-Cher)
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Bonne visite à travers l’étude de Huisseau-sur-Cosson par ses noms de lieux.

Les temps géologiques

Les couches géologiques

Sur la commune de Huisseau-sur-Cosson, toutes les roches sont sédimentaires. Elles sont le résultat d’une superposition de dépôts lacustres lorsque le Bassin parisien était encore un lac. Le calcaire de Beauce, qui forme la roche sous-jacente, garde d’ailleurs encore les traces de fossiles de coquillages. Les sables et argiles de Sologne sont des dépôts fluviatiles plus récents issus de l’érosion des roches du Massif central. Plus récents encore, les dépôts alluviaux de la rivière du Cosson et des ruisseaux y affluant, formés de sables et d’argiles sont le résultat de l’érosion des roches précédentes.

Le calcaire de Beauce

C’est un calcaire lacustre composé de coquillages agglomérés. Ce dépôt s’est formé depuis l’éocène moyen (- 43 millions d’années) jusqu’au début du miocène (- 23 millions d’années). C’est la roche la plus ancienne présente sur la commune. Elle occupe une grande partie de son territoire.

Les sables et argiles du miocène

Sur ce calcaire de Beauce, on trouve des sables et argiles. Cette roche sédimentaire est le résultat de l’érosion des roches cristallines, granitiques et métamorphiques du Massif central. Ce sont des dépôts de fleuves à grand lit majeur. Ils se déposèrent au miocène inférieur il y a environ 23 à 15 millions d’années.

Les sables du miocène et du pléistocène

Sur ces sables et argiles se sont déposés au miocène moyen et supérieur (-15 000 000 à – 2 500 000 ans) et au pléistocène (à partir de -2 500 000 ans) des sables qui ont la même origine. Ces roches sédimentaires du miocène et du pléistocène, sables et argiles et sables continentaux, forment la majeure partie des sols de la Sologne.

Les sables et argiles des plateaux

Au quaternaire, pendant le pléistocène, le climat changea. Une série de glaciations et de réchauffements entraîneront d’autres dépôts. Les nappes d’alluvions du plateau nord de la commune et du sud de la Chaussée-le-Comte, sont des sables et argiles datant des environs de la glaciation mindel (-600 000 à -350 000 ans) et du saalien (-300 000 à – 120 000 ans). Ces temps géologiques correspondent à l’apparition de l’homo dans nos contrées.

Les alluvions anciennes

Ce sont des sables et argiles datant de la dernière glaciation würm, il y a environ – 115 000 à – 75 000 ans. La Loire et ses affluents, comme le Beuvron dans lequel se jette le Cosson, creusèrent alors leur lit, déposant ces alluvions.

Les alluvions récentes

Ce sont des sables et argiles déposés récemment par le Cosson et par les ruisseaux y affluant.

Géologie de Huisseau-sur-Cosson (41)

Géologie de Huisseau-sur-Cosson (41)

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Création de la place d’Herbault à la fin du Moyen Age

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La place d’Herbault (ancienne paroisse de Jussé, Loir-et-Cher) contient plusieurs indices pour en dater la création en tant qu’entité architecturale : un acte de création par le roi de France de deux foires annuelles et d’une marché hebdomadaire, des maisons de la fin du XVe siècle, dont un lotissement seigneurial côté sud, et la maison du bailli, autorité royale de régulation, côté ouest, datant de la même époque.

Extrait ci-dessous de mon ouvrage :

La Fête des toponymes – Herbault (Loir-et-Cher)

à télécharger ici, gratuitement :

https://patrimoine-rural.com//LivreHerbault.pdf

Petite mise à jour pour le toponyme : La Bernardière.

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Bonne visite à travers l’étude d’Herbault par ses noms de lieux.

Le seigneur médiéval d’Herbault concerné par cette création

Guillaume VII de Prunelé fut chevalier, seigneur d’Herbault, Gazeran, Machelainville et Beauverger, conseiller et chambellan de Charles, duc d’Orléans, gouverneur de Louis, duc d’Orléans. Il fit aveu en 1489 au comte de Dunois, seigneur de Château-Renault, pour Herbault. Il épousa par contrat de mariage en date du 27 août 1470, Catherine de Beauvau, dont il eut Anne de Prunelé et François de Prunelé.

Création de deux foires et du marché du lundi à Herbault en 1489

Charles VIII, roi de France, alors à Tours, donna le droit, en avril 1489, à Guillaume Prunellé, chevalier, seigneur de Herbault et de Gaseran, de créer deux foires annuelles et un marché hebdomadaire à Herbault. Dans cet acte de fondation, Guillaume Prunellé était dit seigneur du lieu et chastel, terre et seigneurie de Herbault ou bailliage de Touraine, où il a chastel, droit de chastellenie et toute justice, haulte, moyenne et basse, lequel lieu, place et chastel de Herbault est assis en lieu assez bon et fertil où fréquentent et affluent de jour en jour plusieurs marchans et autres, allans et venant de lieu à autre, portans diverses denrées et marchandises. Ces derniers mots sont présents dans tous les actes de fondation par les rois de France de foires ou de marchés. Cette présence des marchands présentait une circonstance favorable et une cause nécessaire à une telle fondation. A ceste cause et pour le bien et entretenement dudit lieu et habitans d’icellui, le roi crée, donc une foire le lendemain du jour monseigneur saint Jaques et saint Paul, qui est le second jour du mois de may et une seconde foire le lendemain du jour de saincte Croix qui est le quinzième jour du mois de septembre, et un marché hebdomadaire le lundi (Archives Nationales : JJ 220, folio 42, N° 82).

imageLa grande place d’Herbault a certainement vu son origine avec cette création de foires et d’un marché, c’est-à-dire avec la fixation de l’espace nécessaire à ces activités commerciales. Ce fut le début du déclin de Jussay, ancien siège de la paroisse. Herbault devint ainsi un centre attractif au milieu d’autres villages. La tradition commerciale d’Herbault, attestée peut-être par les toponymes de la Vacherie, de Marché et de la Hallière, fut ainsi restaurée.

On prétend que ce marché hebdomadaire fut une création de Charles Dodun en remplacement du marché de Landes-le-Gaulois. Il n’en est rien. Charles Dodun supprima le marché de Landes au début du XVIIIe siècle pour promouvoir celui d’Herbault qui existait déjà de longue date.

Le château d’Herbault

Certains pensent que le château actuel a remplacé un château plus ancien. Nous n’avons aucune source écrite fiable, autre que l’acte de fondation des foires et du marché d’Herbault pour en fournir la preuve. Il faut rester prudent car les actes de fondation des foires et des marchés sont des textes stéréotypés et il n’est pas sûr en vérité qu’il y ait eu un château à Herbault en 1489. Dans tous les cas, il devait s’agir d’un château bien modeste. Le seigneur d’Herbault, au regard de ses importantes fonctions et seigneuries, n’y a sans doute pas beaucoup séjourné.

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Frontières antiques : approche du culte de saint Michel

Traces militaires antiques : Saint-Michel

Saint-Michel archange, fêté le 29 septembre, protecteur du peuple de Dieu, dont le nom d’origine biblique, Mikael, signifie “qui est comme Dieu”, a eu un culte assez bien représenté en Région Centre et en France. Son culte est souvent lié à celui de Notre Dame et à la protection des frontières, des voies, des femmes et des enfants.

La mythologie romaine le compare à Appolon… arc et peste… arc en jeux…

La répartition géographique du culte de saint Michel, avec notamment les chapelles et les églises placées sous ce vocable, nous montre qu’il fut lié aux antiques frontières héritées de l’Empire romain, les anciens diocèses, frontières héritées elles-mêmes des anciennes nations gauloises. Ainsi le culte de Saint-Michel est lié à l’ancienne organisation de l’Empire romain, puis des royautés mérovingiennes et carolingiennes.

Cette organisation est très géologique en géographies des terroirs et ressources…

Ces traces d’autorité militaire romaine semblent généralement situées un peu en retrait, dans des lieux stratégiques : coudes de frontière, grandes routes, centre de secteurs sensibles… souvent près de bois et d’une petite clairière enserrée.

La notion d’angle (ange…), et la notion de coude (aile), sont souvent présentes dans de nombreux toponymes liés ou sont visibles dans la géomorphologie des lieux (méandres de l’Arnon à Chârost), ou dans le choix routier ou frontalier : Saint-Michel-de-Volangis, Saint-Ange, Coudray, Bois-Aubry… mais il y a plus extraordinaire que cela…

La géologie et la géographie nous offrent parfois une autre interprétation originale et sans doute originelle pour certains lieux très particuliers et non liés à des frontières antiques. Ainsi à Saint-Michel-de-Volangis (18 ; Cher), la géologie nous indique la présence en cet endroit d’huîtres géantes du Jurassique, et à Chârost (18 ; Cher), l’église Saint-Michel où nous trouvons beaucoup de lamellibranches (coquilles bivalves), avec des ammonites et des éponges, et dont le toponyme Saint-Michel est liée au toponyme du Gué Saint-Michel où le relief des méandres des coteaux de l’Arnon suggère une gigantesque coquille ouverte, quant à l’église Saint-Michel de la Ferté, sur la commune de la Ferté-Saint-Aubin (45 ; Loiret), en bord du Cosson, on pense immanquablement aux coquillages d’eau douce dont le Cosson est tapissé de vestiges (voir mon étude d’inventaire sur les noms de lieux de Huisseau-sur-Cosson), sachant que le nom même de cette rivière évoque les dites coquilles, dépôt calcaire, karstique de carbonate de calcium, toute en brillances et reflets scintillants de leur nacre…

Ainsi la frontière antique est évidente à l’église de Lourdoueix-Saint-Michel (36 ; Indre), que j’ai déjà étudiée, où Saint-Michel semble encore signifier avec son église fortifiée, les sens de « mis-clos », « à demi scellé », « à demi-fermé », ou « mis fermé »… sachant qu’une petite faille géologique très particulière en cet endroit induit un peu cela, et qu’autrefois le chœur était fermé d’un chancel et que la nef était ouverte à tous.

N’y voir qu’un sens aurait gâché toutes connaissances des lieux…

Ainsi, on peut tomber parfois sur une très ancienne suggestion préhistorique, un phrasé compréhensible en faune éthique phonétique, comme syn-mi-shell, traduisible par « ensemble de coquilles de mollusques » caractéristique du terroir, sachant que deux demi-coquilles en forment une chez les bivalves : syn-mi… et que la suggestion de la piste linguistique germanique est un peu forcée avec le ich… pour son Shell (voir mon article dédié).

Ainsi se faire vraiment une idée des sens originels et -aux, des toponymes Saint-Michel,

c’est donc au cas par cas… caillou par caillou, pierre par pierre,

voire fossile par fossile, ou en vestiges aquatiques de coquillages d’eau douce récents…

On doit remarquer que ce culte, avec phonétiquement ses miches et ses ailes et elles, voire ses coquillages… fut lié à des maladreries, comme à Marchenoir (41 ; Loir-et-Cher), ou à Maslives, avec celle de l’Écuelle (41 ; Loir-et-Cher), ce qui ne s’invente pas… Quant à l’art roman avec ses chevets en abside semi-circulaire, l’évocation de la coquille protectrice est également évidente… en évocation des théâtres ou amphithéâtres, grecs et romains.

T’es âtre ?

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