Religion : relire la géomorphologie et la toponymie (1)

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Article publié et partagé sur mes autres blogs avec une intro différente.

“Cerise sur le gâteau !”
Hommage à Boris Vian, menhir, le Lay, de la littérature.
Là ! Lie tes râtures…

Ne pas confondre : religo et relegere

Le terme “religion” provient du latin religio, religionis qui signifie “attention scrupuleuse, scrupule, délicatesse, conscience”, “scrupule religieux, sentiment religieux, de crainte pieuse”, “sentiment de respect, vénération, culte” (Félix Gaffiot : Dictionnaire illustré latin français, Paris, Librairie Hachette : 1934, pages 1336-1337).

Ce mot est le substantif, c’est-à-dire le nom commun du verbe relego, relegi, relectum, relegere, qui  signifie “recueillir de nouveau, rassembler de nouveau”, “parcourir de nouveau, repasser par un lieu”, “repasser par la lecture, relire”, “repasser par la pensée, repasser en revue”, “repasser par la parole”.

Ce verbe est un dérivé du verbe lego, legi, lectum, legere, qui est, en latin, deux verbes.

– “recueillir par les oreilles, recueillir par les yeux, passer en revue”, “lire” », lire des livres, les poètes, les Grecs”, “lire à haute voix”. C’est celui-ci qui a donné le mot “religion”, le “re” portant sur la répétition de l’action pour en faire une découverte autre. Ce “re” de répétition n’est pas limité à une seule fois, surtout dans le sud où on roule les “rrrr”. La prononciation de ce “r” est très importante.

– “ramasser, recueillir”, “ramasser en dérobant, enlever, voler”, “parcourir un lieu”, “choisir”. Le “re” indique là encore la répétition de l’action.

Le verbe relego, relegavi, relegatum, relegare, qui n’appartient pas à la famille sémantique de “religion” signifie “éloigner d’un lieu, écarter, éloigner, reléguer”, “écarter, renvoyer au loin, bannir”.

La relecture, découverte infinie : le “ae” latin et le “oe” français…

Point de vue romain, c’est-à-dire troyen, urbain, imposeur et pillard : taeter, “qui affecte désagréablement les sens, repoussant, hideux, affreux, horrible”…
Sans commentaires… Sans comment taire…

Point de vue de l’esclave agriculteur, donc sédentaire local et relecteur : “Veux”, “vœux”… “chœur”, “cœur”, “nœuds”, “ne”, etc.
Avec comme en terre…

Le “ae” appartient maintenant à une langue morte !
Le “œ” reste à voir.

Ta Terre n’est Terre qu’avec la terre.
Ta Terre nait Terre qu’avec la terre.
Ta Terre nez Terre qu’avec la terre.

T’a air ? T’aère ? Tas erre ? etc.
(blague de gorille)

Ou bien, où là t’erres ? Latte ère ?
(blague de charpentier)

Il y en a, on se demande ceux qu’ils mangent et ceux qu’ils respirent
(blague à tabac… ou de paysan ?)

La terre, une affaire d’hommes.

La Loire, liger, ligeris en latin

Le pays ligérien, la Loire, pourrait appartenir à cette famille sémantique, car il appartient à la famille de lige, de lie, c’est-à-dire des dépôts alluviaux qui offrent au regard, à la main, et aux pieds, voire à la navigation, toujours une nouvelle relecture du paysage.

Les sables du Massif Central, amendés par les calcaires locaux, lie du lit mineur qui est le plus dangereux, mais aussi parfois du lit majeure de la Loire, sont une allégorie de la Création, source infinie de vie et de contemplation.

Ces sables se lient avec l’argile des érosions et les selles divers des êtres vivants pour former, dans le lit majeur, le lie d’une terre nourricière.

L’agriculteur, avec ses sillons, son labeur, ses labours, les lit et les lie à nous par la moisson.

Il est sûr que lorsque l’on relit vraiment, l’on relie.

“Cerise sur le gâteau !”

Saint-Pantaléon de Saint-Plantaire (Indre) !

Exercice dans le monde vires-tu ailes ?
Sinon en réel en version papier à la “Boutique”
Panser a passé… Oh ! “Cadeaux” !

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