Lien d’avertissements et d’enquêtes un peu entamées…
Chevauchements apocalyptiques
toponymiques
La géomorphologie, forme du relief et de sa géologie, induit des formes de géographie humaine, c’est-à-dire que la géographie physique a une influence sur les occupations humaines et donc sur les toponymes, les noms de lieux.
Cependant, j’ai découvert à Saint-Cyr-en-Bourg (Maine-et-Loire ; 49) que les toponymes subsistent parfois très longtemps. Ils sont gardés car les peuples, généralement nomades barbares mercenaires, qui s’y installent, s’approprient ainsi un peu les lieux en conservant les repères spatiaux déjà installés et utiles à leurs esclaves sédentaires locaux mis, sans raison rationnelle, sous leur joug inique généralement matriarcale et bourgeois.
Ces barbares trouvent parfois un sens ou non à ces noms de lieux, c’est-à-dire qu’ils leur donnent une interprétation selon leur propre génétique, leurs cultures… Le plus souvent, ils s’en moquent et ne connaissent pas le sens des noms de lieux où ils s’installent. Ce sont leurs esclaves, serfs, etc., sédentaires locaux qui transmettent ces toponymes, parfois même sans en connaître le ou les sens eux-mêmes, mais en ont une affection, parfois une douleur, qui fait que les toponymes sont conservés par le plus grand nombre comme repère mémoriel, pratique et comme sauvegarde des lieux qu’ils décrivent. Ils agissent sans que personne ne s’en rendent compte, contes qu’on te…
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La preuve, encore, par Saint-Georges-sur-Arnon…
Ainsi, on peut penser que Saint-Georges-sur-Arnon, que j’aborde comme exemple dans mon article précédent, daterait de la christianisation de l’Empire romain au IVe siècle ou de l’installation de cavaliers mercenaires à la fin de cet empire pour défendre l’aristocratie à Saint-Ambroix et peut-être pour fourbir des légionnaires à Chârost. Mais Saint-Georges peut être, de manière surprenante, encore plus ancien, car les toponymes commençant par Saint ne sont pas forcément des christianisations, mais peuvent se rattacher à une racine ancienne, signifiant justement “ancien, vieux ; lien, chaîne…” (senos, sino-, sem-… voir le Dictionnaire de la langue gauloise, par Xavier Delamarre), racine qui semble liée à un démonstratif : ce, cet, cette ces… Ainsi Saint-Georges-sur-Arnon pourrait se comprendre comme ce Georges, ancien Georges, lien Georges, cet ancien lien Georges… Nous ferons, je l’espère un article sur cette question des toponymes saint, sain, ceint, ce Un, s’in…
De plus, Georges, Γεώργιος, Géôrgios, en grec, provient du verbe grec γεωργέω (à prononcer : gué hors gai eau ou j’ai or j’ai haut) : travailler la terre, être cultivateur, laboureur ou fermier ; cultiver, labourer ; par extension en parlant d’un fleuve, entretenir, féconder, fertiliser une terre avec ses sédiments, ses alluvions ; en parlant d’un pays, produire du vin, de l’huile… ; cultiver notamment un art, l’amitié, un lien…
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