Saint-Nicolas : questionnements sur son culte médiéval

Cadeau bonus à déballer

Questionnements successifs infinis un peu définis

Animations-conférences-spectacles bénéficiaires à la clé…

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L’église Saint-Nicolas de Saint-Nicolas-des-Motets (37)

Le Père Noël, patron des bouchers, des boulangers, des marchands, des étudiants, etc.,
sur la route, parmi les blés de la Gâtine tourangelle
entre le grenier à sel d’Herbault et les tanneries de Château-Renault
sans doute pour compenser Saunay (nés dans le sel ?),
souvenirs éternels de la légende des trois petits enfants
qui allaient glaner aux champs… et des autres !

Photo Nicolas Huron

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Au regard des cartes et inventaire partiel ci-joint, nous posons ci-dessous ces questions d’historien que personne ne se posent.

Faites donc ici comme des enfants auprès du sapin de Noël. Ouvrez vos cadeaux sans savoir vraiment ce que vous y trouverez et sans vraiment savoir qui les a déposés ici-bas.

Pour mieux réussir, il faut ouvrir cet article et y sortir, et avec d’autres fenêtres, les cartes des Saint-Nicolas de France et de la Région Centre.

Saint-Nicolas de Myre (vers 250 – + 345)

Il existe beaucoup de documentations plus ou moins extraordinaires sur ce très célèbre saint des Eglises catholiques et orthodoxes (voir notamment : Wikipedia ; traditions de Noël ; etc.), fêté le 6 décembre, patron de la Russie et de la Lorraine, patron des écoliers et des étudiants, des jeunes filles et des jeunes hommes à marier, patron des prisonniers, des tonneliers, des parfumeurs et des pharmaciens, patron des marins (notamment anglais) et des mariniers, patrons des marchands, des bouchers, des commerçants et des boulangers, etc.

Le voyage des reliques de saint Nicolas en 1087

L’évènement qui eut un impact sur le royaume des Francs, aux environs de la création du concept de Royaume de France, fut la sauvegarde, contre les Musulmans, des reliques de saint Nicolas, évêque de Lycie, effectuée par une expédition de religieux de la ville italienne de Bari.

Les prémices… d’avant 1087

L’église de l’abbaye Saint-Nicolas d’Angers, ville d’un grand port fluvial, fut fondée par Foulques Nerra en 1021. Elle est mentionnée en 1057 comme “monasterium beati Nicolai” dans un acte du roi de France Henri Ier (Recueil des historiens des Gaules et de la France, tome X et XI, Henri, n° 107), quatrième roi de la dynastie capétienne et époux d’Anne de Kiev venant du monde orthodoxe dont saint Nicolas est un des saints les plus importants.

Succès au nord de ce culte  : fin du XIe siècle – XIIe siècle.

Le culte de saint Nicolas prit une importance très grande, surtout dans le nord du pays à la suite de cette translation des reliques, mais aussi à la suite de la stabilisation des invasions normandes et de la prise de l’Angleterre par les Normands, de la poussée germanique à l’ouest comme à l’est et de l’influence italienne de l’Eglise catholique romaine…

Son succès doit être vu comme une espérance de l’époque de pouvoir être aider dans des temps de retour timide, notamment climatique, mais effectif à la prospérité agricole et commerciale.

Rappelons ici que le Santa Klaus germanique anglo-saxon, n’est autre que saint Nicolas.

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Quelques raisons de son succès, toujours d’actualités…

On peut voir plusieurs autres raisons au démarrage du succès du culte de saint Nicolas à la fin du XIe siècle et dans le courant du XIIe siècle :

– Les débuts de la reconquête du territoire par le pouvoir royal.

– La christianisation des barbares Normands.

– La lutte contre l’hérésie arienne associé phonétiquement au monde barbare germanique.

– La poussée du commerce bourgeois (surtout du commerce des draps de laines avec l’Angleterre) notamment parisien, champenois, anglo-normand, etc., et donc du développement des villes, de leurs péages, ports, etc.

– La conquête chrétienne de l’est de l’Europe et de son développement au sein du Saint-Empire romain germanique, surtout, dans la zone alémanique, à partir du règne de l’empereur Otton II au Xe siècle.

– Un espoir d’échapper à l’aléatoire de la justice féodale très souvent mafieuse dont la société vient de se structurer.

– L’espoir possible de sauver les enfants de cette nouvelle autorité barbare de l’argent bourgeois ou de la noblesse franque souvent abusive.

– Les nouveaux défrichements et les nouvelles terres cultivées et les nouvelles terres d’élevage, donnant du grain à moudre boostant le commerce et les métiers de boulange, de bouchers et de bouche.

– La reconstruction des églises et chapelles en pierres, abri et refuge, dont le vocabulaire est en partie marin (nef, charpente), et la naissance de l’art roman qui romance en image les faits extraordinaires portés par l’Eglise catholique romaine, s’alimentant de miracles de Dieu et de menaces de l’Enfer.

– Le début du mouvement des restitutions des biens d’Eglise, initié vers 1089, biens volés lors des dévastations des invasions normandes, hongroises, musulmanes, du IXe siècle, surtout par le pouvoir militaire local qui devint féodal par ces invasions, pouvoir féodal instauré de suzerains en vassaux, c’est-à-dire par serment, respecté ou non, et souvent d’origine et de dérive mafieuse.

Nid de poule… Hola !

Ni qu’hauts là !

Ici-bas ou plus profond…

Au Diable !

Les évocations sémantiques du nom du saint

Nicolas est un nom d’origine grecque qui provient de nike, la victoire, et de laus, le peuple.

Il évoque une poussée du Tiers Etat médiéval, surtout bourgeois.

Son culte est surtout associé à celui de Notre-Dame et à celui de saint Jean-Baptiste, mais aussi dans la Région Centre à saint Pierre.

Son histoire est d’une très grande complexité. Abordons-la ensemble !

Les oiseaux et la bouffe

En français, Nicolas, évoque aussi les oiseaux, par le terme de “nid”, d’autant que les oiseaux, par braconnage, s’attrapaient à l’époque à la glue, la colle, ou au las, c’est-à-dire au lacets, une sorte de petit collet, un piège à nœud coulant, ayant un nœud souvent semblable à celui d’une cravate….

Pour preuve en Région Centre :

– L’église paroissiale saint Nicolas disparue, de Nids, commune de Tournoisis (45 ; Loiret).

– L’église Saint-Nicolas du prieuré disparu des Fouteaux, commune de Bouffry (41 ; Loir-et-Cher), sur l’Egvonne.

Il suggère donc en lui-même une ressource alimentaire complémentaire médiévale, et, la chasse aux âmes déchues des criminels, et dont les corps, à l’époque médiévale, finissaient le plus souvent jugées et pendues.

La prudence et la prospérité sur la route : “Hola !”

Le culte de saint Nicolas évoque le commerce, les marchands, les routes, les ponts et les péages, de frontière, la protection contre les pillards, les racketeurs, les criminels routiers, qui sévissaient partout à cette époque de fortifications des églises par leur reconstruction en pierres.

Pour preuve en Région Centre :

– L’église de Brezolles (28 ; ancien diocèse de Chartres), non loin de la frontière nord-ouest du diocèse de Chartres, sur la grande route allant de la Normandie à Chartres, via Verneuil-sur-Acre et Châteauneuf-en-Thymerais.

– L’ancienne église paroissiale Saint-Nicolas, disparue de Courville-sur-Eure (28 ; ancien diocèse de Chartres), avec un pont important sur l’Eure, près du lieu-dit La Justice, mais aussi sur la route de Chartres au Mans, via Nogent-le-Rothrou.

– L’ancienne église Saint-Nicolas d’Epernon, dévastée à la Révolution et démolie en 1865, autrefois église du prieuré Saint-Thomas située faubourg du Grand Pont, transformée en paroisse en 1551. (28 ; ancien diocèse de Chartres).

– L’église Saint-Nicolas de la Ferté-Vidame (28 ; ancien diocèse de Chartres), sur la route de la Normandie à Chartres, via l’Aigle et Senonches, en lisière de forêt.

– L’ancienne église paroissiale Saint-Nicolas, disparue de Landouville, commune de Tremblay-le-Vicomte, ou de Tremblay-les-Villages (28 ; ancien diocèse de Chartres), près du lieu-dit Le Péage, sur la grande route allant de la Normandie à Chartres, via Dreux.

– L’ancienne église paroissiale Saint-Nicolas, de Maintenon (28 ; diocèse de Chartres ; église transformée en salle d’exposition) et son pont sur l’Eure.

– L’église Saint-Nicolas de Sorel, commune de Sorel-Moussel (28 ; diocèse de Chartres), sur la rivière de l’Eure, en frontière du diocèse de Chartres.

– L’église de Beaulieu (36 ; ancien diocèse de Limoges), vigie sur la frontière des diocèses de Limoges et de Chartres.

– La chapelle Saint-Nicolas, près la Cour Saint-Nicolas, sur la commune de Château-la-Vallière (37 ; ancien diocèse du Mans), sur la route d’Angers à  Tours, non loin de Souvigné, au passage de la frontière du diocèse de Tours.

– L’église Saint-Nicolas de la Ferrière (37 ; ancien diocèse de Chartres), avec son pont sur la Dême, ses toponymes du Carrefour Saint-Nicolas, Beauvais, etc., site situé en bout d’une avancée du diocèse de Chartres, entre les diocèse de Tours et du Mans.

– L’ancienne église Saint-Nicolas, dont les vestiges sont encore visibles, de Preuilly-sur-Claise (37 ; ancien diocèse de Tours) avec son pont sur la Claise, sur la route de Tours à Limoges, via Tournon-Saint-Martin.

– L’église Saint-Nicolas de Saint-Nicolas-de-Bourgueil (37 ; ancien diocèse du Mans), sur la route d’Angers à Tours, par le haut du coteau de la Loire avant l’entrée dans le diocèse de Tours.

– L’église Saint-Nicolas de Saint-Nicolas-des-Motets (37 ; ancien diocèse de Tours), à mi-chemin entre Château-Renault et Herbault, sur la route de Blois au Mans, en limite du diocèse de Chartres.

– L’église Saint-Nicolas de Tavant (37 ; ancien diocèse de Tours).

– L’ancienne église du prieuré Saint-Nicolas de Vallières, disparue, commune d’Autainville (41 ; ancien diocèse de Chartres), entre la forêt de Marchenoir, et la frontière des diocèses de Chartres et d’Orléans.

– L’église Saint-Nicolas de Bourguerin, commune de Droué (41 ; ancien diocèse de Chartres), dite chapelle de la paroisse de Notre-Dame Boisseleau en 1177, près du lieu-dit, toponyme de pont, La Planche, sur une route secondaire reliant Chartres et Vendôme.

– L’ancienne église du prieuré Saint-Nicolas de Vallières, disparue, commune d’Autainville (41 ; ancien diocèse de Chartres), en lisière de la frontière naturelle de la forêt de Marchenoir.

– L’ancienne église paroissiale Saint-Nicolas, disparue à Blois (41 ; ancien diocèse de Chartres), située autrefois dans le faubourg du Foix, en dehors des murs médiévaux de la ville, entre l’actuelle rue Anne de Bretagne et les Degrés Saint-Nicolas, détruite pendant la Révolution. L’église Saint-Nicolas actuelle est en fait l’église de l’abbaye de Saint-Lomer, qui devint paroisse Saint-Nicolas après la suppression de ce monastère.

– L’ancienne église du prieuré Saint-Nicolas des Fouteaux, disparue, commune de Bouffry (41 ; ancien diocèse de Chartres).

– L’église Saint-Nicolas de Fréteval (41 ; ancien diocèse de Chartres), près d’un pont sur le Loir.

– La chapelle Saint-Nicolas de la maladrerie des Roches, commune de Saint-Rimay, près du pont des Roches-L’Evêque, commune située sur la rive opposée du Loir (41 ; ancien diocèse du Mans).

– L’ancienne église paroissiale Saint-Nicolas de Montville, village rattaché à Engenville en 1812 (45 ; ancien diocèse de Sens), sur la limite nord-est de l’ancien diocèse d’Orléans, en limite avec l’ancien diocèse de Sens.

– L’ancienne église paroissiale Saint-Nicolas de Nids, disparue, commune de Tournoisis (45 ; ancien diocèse de Chartres), en limite entre les diocèses de Chartres et d’Orléans.

– L’ancienne église de Saint-Nicolas-et-Saint-Mesmin, non loin du Pont Saint-Nicolas, commune de Saint-Pryvé-Saint-Mesmin (45 ; ancien diocèse d’Orléans).

– L’église Saint-Nicolas de Villemoutiers (45 ; ancien diocèse de Sens), près de la grande route reliant Montargis à Orléans, à mi-chemin entre Montargis et Bellegarde

Le patron des mariniers et de marins : l’ancre n’y colla…

Pour preuve en Région Centre :

– L’ancienne église paroissiale Saint-Nicolas, disparue d’Hauterive, à Saint-Maixme-Hauterive (28 ; ancien diocèse de Chartres), par l’attraction de son nom plus ancien.

– L’église Saint-Nicolas de Tavant (37 ; ancien diocèse de Tours), sur la partie encore navigable de la Vienne, avant l’Ile-Bouchard.

– L’ancienne église paroissiale Saint-Nicolas, disparue à Blois (41 ; ancien diocèse de Chartres), située autrefois dans le faubourg du Foix (référence à la boucherie), en dehors des murs médiévaux de la ville, entre l’actuelle rue Anne de Bretagne et les Degrés Saint-Nicolas, détruite pendant la Révolution. L’église Saint-Nicolas actuelle est en fait l’église de l’abbaye de Saint-Lomer, située sur les bords de la Loire, qui devint paroisse Saint-Nicolas après la suppression de ce monastère.

– L’église Saint-Nicolas de Chaumont-sur-Loire, reconstruite en 1882 près de la Loire, et qui était autrefois à flanc de coteau, à l’est du château (41 ; ancien diocèse de Chartres), à l’abri des crues.

– L’église Saint-Nicolas de Fréteval (41 ; ancien diocèse de Chartres), sur les bords du Loir, dont le nom évoque phonétiquement le fret, signifiant le prix du transport.

– La chapelle Saint-Nicolas de la maladrerie des Roches, commune de Saint-Rimay, près des Roches-L’Evêque, commune située sur la rive opposée du Loir (41 ; ancien diocèse du Mans) en frontière entre les diocèses du Mans et de Chartres.

– L’église Saint-Nicolas de Beaugency (45 ; ancien diocèse d’Orléans), sur les bords de la Loire.

– L’ancienne église paroissiale Saint-Nicolas, disparue, commune de Meung-sur-Loire (45 ; ancien diocèse du Loiret), sur les bords de la Loire en aval d’Orléans.

– L’ancienne église Saint-Nicolas de Monçay, disparue, commune de Lailly-en-Val (45 ; ancien diocèse d’Orléans) sur les hauteurs du coteau sur la rive sud de la Loire.

– L’ancienne église de Saint-Nicolas-et-Saint-Mesmin, non loin du Pont Saint-Nicolas, commune de Saint-Pryvé-Saint-Mesmin (45 ; ancien diocèse d’Orléans), sur le Loiret, non loin de la Loire.

On peut aussi mentionner les anciennes paroisses du diocèse de Chartres situées dans le département des Yvelines, sur les bords de la Seine :

Fontenay-Mauvoisin (78 ; ancien diocèse de Chartres).

La Villeneuve-en-Chevrie (78 ; ancien diocèse de Chartres).

Mézières-sur-Seine (78 ; ancien diocèse de Chartres).

Maisons-Laffite (78 ; ancien diocèse de Chartres).

Villennes-sur-Seine (78 ; ancien diocèse de Chartres).

Et ailleurs :

Anse Saint-Nicolas (29 ; Finistère).

Saint-Nicolas-de-Pierrepont (50 ; Manche).

Saint-Nicolas-de-Port (54 ; Meurthe-et-Moselle).

Le patron des bouchers et donc proche des abattoirs et des tanneries

– L’ancienne église paroissiale Saint-Nicolas, disparue à Blois (41 ; ancien diocèse de Chartres), située autrefois dans le faubourg du Foix (évocation du métier de boucher), en dehors des murs médiévaux de la ville, entre l’actuelle rue Anne de Bretagne et les Degrés Saint-Nicolas, détruite pendant la Révolution. L’église Saint-Nicolas actuelle est en fait l’église de l’abbaye de Saint-Lomer, qui devint paroisse Saint-Nicolas après la suppression de ce monastère.

– L’église Saint-Nicolas de Saint-Nicolas-des-Motets (37 ; ancien diocèse de Tours), non loin de la Pelleterie, de la Saumardière, de la Chevaulière, évoquant le travail des tanneries du secteur de Château-Renault, évoquées par biens d’autres toponymes du secteur, comme Saint-Gourgon, le Liège, etc.

Et ailleurs :

Bazainville (78 ; Yvelines) près du Relais du Pavé, et du Bœuf Couronné.

La Queue-les-Yvelines (78 ; Yvelines).

Le Bouchet-Saint-Nicolas (43 ; Haute-Loire).

Saint-Nicolas-de-la-Taille (76 ; Seine-Martime).

Saint-Nicolas-des-Laitiers (61 ; Orne).

A Noël, n’oubliez pas le verre de lait au bord de la cheminée… Sinon, gare !

Les chapelles avant les églises

L’époque du succès du culte de saint-Nicolas, vers la fin du XIe siècle et au début du XIIe siècle, est l’époque où les chapelles, “capellae”, en rapport avec la cape de saint Martin, prennent le nom d’église, “ecclesia” en rapport avec l’assemblée grecque des hommes décisionnaires. Il s’agit à l’époque de construire des abris militaires temporels et spirituels contre les bandes de pillards, le plus souvent anglais ou bretons.

Le culte de saint Nicolas offre une archéologie de cette transformation.

Pour preuve, deux communes :

Saint-Nicolas-la-Chapelle (10 ; Aube).

Saint-Nicolas-la-Chapelle (73 ; Savoie).

Un culte de décembre lié à l’hiver, au froid et à la neige

Pour preuve les cartes !

Toponymes Saint-Nicolas

Un culte lié à la clairvoyance et à la lucidité

Les noms de lieux Saint-Nicolas, évoquant le patron des étudiants, sont souvent liés à un panorama, une hauteur de vue. L’étude des micro-toponymes proches sont très évocateurs à ce propos : Bourgueil, Motets, Vallière, Chaumont, Montville, le Roi, Saint-Pierre-de-Réveillon, etc.

Exemple : Saint-Nicolas-du-Tertre (56 ; Morbihan).

Ce culte des marchands est souvent aussi lié à des abreuvoirs, des fontaines, etc.

Exemple : Clairefontaines-en-Yvelines (78 ; Yvelines).

Et les cadeaux ?

– L’ancienne église Saint-Nicolas, aujourd’hui privée, de Villeberfol, située près de la Fontaine Saint-Nicolas, commune de Conan (41 ; ancien diocèse de Chartres), près de la Fontaine Saint-Nicolas, des Cantineries, de la Potence et sous les Buttes de Véniel.

Un culte lié à la naissance des créations et franchises urbaines

Ce mouvement des franchises commerciales et municipales urbaines accordées par le roi ou par ses seigneurs vassaux, et un mouvement de création urbaine, se retrouvent dans le culte de saint Nicolas.

Exemples :

Villeneuve-Saint-Nicolas (28 ; Eure-et-Loir).

– L’église Saint-Nicolas de La Villeneuve-en-Chevrie (78 ; Yvelines).

Il est aussi associé aux zones de triages, aux faubourgs, aux aires d’examen des marchandises ou des bêtes.

Le culte de saint Nicolas et la croisade des Albigeois

On peut ne pas voir le rapport entre l’introduction du culte de saint Nicolas à la fin du XIe siècle et au XIIe siècle, et la croisade des Albigeois, extirpation de l’hérésie cathare, au début du XIIIe siècle, cependant, il est remarquable que la scission entre le nord du royaume de France sensible à ce culte et le sud est à remarquer.

En effet, l’hiver, au sud, comme la vie, est bien moins rude, les précautions moins préoccupantes et le loisible, avec tous ses péchés mortels, plus accessible à ces cervelles plus échauffées que des cerveaux.

Un choc entre les matriarcats nordiques et le matriarcat méditerranéen…

Au sud le culte semble s’être développé en moyennes ou hautes montagnes, dans les zones portuaires et au bout de la partie navigable de la Garonne.

Une illustration régionale d’une fracture climatique

La Région Centre illustre bien cette rupture où, on peut voir qu’aucune église Saint-Nicolas n’existe dans le Berry, encore traditionnellement de “gauche”, que ses églises n’existent qu’en frontière de la douceur tourangelle, mais qu’il est très présent dans le nord du diocèse de Chartres, et autour de la zone frontière de la forêt de Marchenoir et de son prolongement par la forêt de Fréteval, zone forestière offrant une dépression venteuse naturelle plus froide et humide, une sorte de barrière climatique, refuge et repère potentiel de bandits au sein de la plaine agricole de la Beauce et de la petite Beauce.

Le culte s’est installé auprès de frontières antiques, mais évoquent aussi des frontières climatiques, spirituelles et temporelles.

Eglises-St-Nicolas

Vers l’infini questionnement…

Examinez votre Saint-Nicolas de près avec tout son environnement géographique et historique associé et vous serez surpris des surprises et découvertes historiques obtenues.

“Nike”, la victoire, “o” liaison sémantique masculine, “las”, évoquant le latin laser, résine aromatique, lass…, la fatigue, la lassitude (donc qui la vainc), mais aussi le latin las, synonyme ancien de lares, âmes des ancêtres défunts, protecteur du foyer familial, de la demeure, et aussi de la maison en parlant des oiseaux, en rapport avec le latin larus, la mouette.

Véritable loi de l’attraction ?

Infini questionnement et recherche pour le contemplatif temporel et spirituel !

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