Article « vis ta mine », à partir de Saint-Cyr (2)

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Invitation au voyage : égayez vos parcours, en partance de :

Saint-Cyr-en… Saint-Cyran…

Saint-Cyr-en-Bourg, pourrait s’écrire Saint-Cyran-Bourg, ou sain sire en bourg, ou ceints cires ambes (« rivière » en gaulois) hours (parapet de hauteurs en bois), ou seings cires (les abeilles scellent leur ruche avec) en bout r’œufs…, saint s’y rend bourg (cachetez-moi, ou « cachez ce saint que je ne saurai voir »), sein s’y rembourre, etc.

Saint-Cyran et Saint-Cyr-en-, avec Saint-Cyr-en-Bourg

Saint-Cyran et Saint-Cyr-en-, avec Saint-Cyr-en-Bourg

Un Haïku s’ouvre… Tous à votre planche à desseins ou cahier d’écolier !
A muse ment… ou bave art d’âges…
Il s’agit de quatre, cinq ou six syllabes :
sin sir en bou re,
sin si ren bou re,
sin sir en bour,
sin sir amb hours,
sin se hir amb ou re,
etc.
En savoirs + + + : Apprendre à lire, devenir lecteur

Un historien peut-il vous faire lire le français et son paysage autrement ?

Après la lecture de cet article, vous pourrez essayer par vous-même, notamment à partir de Saint-Julien, ou Sainte-Julie, voire Jules César et son raisin.

Essaie, essayons, essayez ! Et saillez (verbe dépasser, servant d’appui)

Le Bourg de Saint-Cyr-en-Bourg était une ancienne forteresse de frontière, gauloise, puis romaine (voir article concerné), via Jules César, puis un arrangement de seigneuries franques, puis françaises…

Objet de désir préfectoral, notamment par et pour une caserne, d’abord d’appelés assassinés dans les tranchées, puis de mercenaires de tous poils, salariés et non soldés, elle fut et est pour partie camp militaire et son champ de tir (au flanc).

Camp et champ (de tir), baptisés autrefois Charles de Gaulle, et situés pour partie sur la commune de Saint-Cyr-en-Bourg, dans la forêt de l’ancienne, usurpée et nationalisée, grande et mondialement célèbre abbaye mixte de Fontevraud.

Monumentale abbaye fondée par Bernard d’Arbrisel, surnom médiéval synonyme d’arbrisseau, évocation aujourd’hui des vignobles des communes alentours.

Lieux à visiter… Ah ! Vises-y tes T… à dessin !

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L’église abbatiale de Fontevraud, tombeau des Plantagenêts.
Les genêts servent à fabriquer des balais domestiques, de rues ou à ch…
Sans doute la destinée voulut-elle que Saint-Cyr en fût voisin.
Photo Nicolas Huron

Le son « en », « an »

C’est, comme « on », intériorisé, nasal, un son typiquement français, rarement prononcé dans les autres langues où ces lettres se prononcent généralement « enne », « haine », suffixe féminin en français, « Anne », « âne ».

Exemples « loup phoques » : un gain, une gaine ; un bain, une benne ; un sein, la Cène ; un grain, une graine (c’est une migraine entière non concassée)…
Exemples toponymiques : Siran, Siranne ; ancien, ancienne ; Ardent, Ardennes ; Laurent, Lorraine ; Garant, Garenne ; etc.
Exemples contractés : la commune bretonne de Quéménéven !

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N : remarque de négation, d’insaisissable et de mensonges.

Typographiquement, le « n » est un « u » à l’envers. Le « u » représente un pot. Quand il est retourné, il est vide ou vidé.

La négation « ne » présente un animal allant vers la droite.

Le « eu » présente la tête, le museau poussant sur le pot, qui heureusement a une cale à droite.

Le « n » et son inverse le « u » caractérisent assez bien notre espèce puisque que « haine » est l’inverse du « eu ». Il n’y a pas vraiment de hasard en français.

Aime et haine

Le « N » représente aussi beaucoup d’autres notions. Il est un peu un « M » tronqué, coupé en deux, avec un mur dans son milieu, mais dont on ne verrait que la partie gauche, maladroite, infirme. Un miroir sans reflet…

Il représente le mensonge car il est la lettre de la négation, mais aussi de l’inversion, des contraires non exprimés directement : invisible, un visible ? Il marque l’égocentrisme.

Va areines ! Va à reine ! Va renne ! Varenne ! N’ai-je ?

En toponymie le sens « en », « an », n’a pas le même sens s’il est placé avant ou à la fin du mot. « Andes », pour piliers d’entrée, « dans », pour le côté intérieur. Ce n’est pas tout à fait du verlan.

La lettre « n » se prononce dans « varenne » ou « varennes », se trouvent dans les surfaces sableuses. Le terme « var- »  signifie le sable, alors que le suffixe « -enne » ou « -anne » indique le mouvement, la traversée, le caractère insaisissable, l’in-saisi sable… lessivable, pouvant tout perdre de sa substance vivante, et servant de filtre, de tamis, de tas mis…

Antériorité, en terre y haut rite est !

Le « en », « an », son pendant masculin indique ce qui est propre à, l’intériorité, voire l’incarnation : être en rut, être en chaleur, être en joie, être en classe, être en face, être en grâce ou en disgrâce, être en odeur de sainteté, être en avance, en retard, etc.

Il indique une notion de temporalité, vivante, vibrante. Le son « en », voyelle, peut se prolonger en vibration longue. Le terme « an ». Son pluriel, le S, est une onde presque verticale. Il fait sens…

Saint-Cyr-en-Bourg, orthographe figée dans la pierre ?

L’histoire a retenu l’orthographe, et la sémantique allant avec, « Saint-Cyr-en-Bourg », trouvant son explication actuelle dans le culte de Saint-Cyr, martyr chrétien du IIIe siècle à Tarse dans l’actuelle Turquie, dont le meurtre par l’autorité romaine est associé à la notion de murs et d’escalier, car l’enfant de 5 ans, pris par les pieds par le juge, tortionnaire de sa mère, et bourreau romain, eut la tête éclatée contre la roche locale du bâtiment censé le protéger.

A Saint-Cyr-en-Bourg, le rocher, du tuffeau, peut servir de champignonnières. Il pourrit, mais cela présente d’importants avantages agricoles…

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Tuffeau, grès ferrugineux, briques ou tuiles : un vrai gâteau !
Un mille-feuille historique, un miracle agricole…
Au-dessus de Saumoussay, Saint-Cyr-en-Bourg…
Sot mousse ? Sceau m’housse ! So mousseux ! ;°)
Photo Nicolas Huron, car hier…

Pourri ?

C’est pour rire ? Non, pourri(r) je crois… Saint-Cyr rend bourg ?

Est-ce une constante locale ?

En fait, le culte militaire de Saint-Cyr est un héritage de l’Empire romain, mais surtout de la chevalerie française servant la veuve et l’orphelin, symbolisée dans toutes les églises par la Vierge Marie et l’Enfant Jésus, dont le culte semble avoir remplacé celui de Vénus localement, déesse dont Jules César, par sa mythologique lignée, les Julii, pouvait en revendiquait la descendance.

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Surnommé le séducteur chauve…
Jules César descendant de la déesse Vénus
Pièce de monnaie d’époque

Historiquement la première mention écrite connue de Saint-Cyr pour Saint-Cyr-en-Bourg date la fin du XIe siècle, mais cela ne présume rien de son passé local…

Première mention de l’église Saint-Cyr dans une charte de 1096-1097

Une donation faite à l’abbaye de Saint-Maur-sur-Loire, à la fin du XIe siècle, par Hugues de Saumoussay, seigneur local, nous donne la première mention écrite de l’église Saint-Cyr et de Saumoussay. Nous donnons ici l’analyse, la transcription et la reproduction d’un extrait de cette charte (C’est un peu technique, à voir en fin d’article).

Extrait : « Ecclesiam scilicet in honore Sancti Cirici constructam et in confinio trium episcopatuum positam Turonensis, Andegavensis, Pictavensis, que tamen ad Pictavensem, deserviendo, respicit episcopatum »

Analyse : « L’église connue en l’honneur de saint Cyr, construite et positionnée sur les confins des trois diocèses de Tours, d’Angers et de Poitiers, et qui est desservie par celui de Poitiers, et qui retourne à l’évêque… »

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« in honore Sancti cirici constructam… » (voir en fin d’article).
Archives départementales de Maine-et-Loire

Un peu de diplomatique…

Cette « donation » était sans doute, comme la diplomatique peut nous l’apprendre, une restitution de biens volés pendant les invasions normandes, avant un départ en croisade pour obtenir une protection divine. Il s’agissait, en fait, pour un saigneur de confier à l’Eglise, des biens, généralement volés à la dite Eglise, pour que ceux-ci puissent être convenablement entretenus et fructifiés pendant son absence…

Le « en » en question !

Le terme « en » de Saint-Cyr-en-Bourg, indique que Saint-Cyr se trouve sous ou en, dans ou sous un « bourg », c’est-à-dire, non comme on le pense aujourd’hui, un village, mais une forteresse, ici de frontière gauloise, puis gallo-romaine, puis franque, puis françoise, puis d’administration française.

Le bourg en question, s’agirait-il aujourd’hui du camp militaire de Fontevraud situé géographiquement au-dessus de Saint-Cyr-en-Bourg, lui entre 39 et 53 mètres d’altitude, le quartier De Gaulle voisin étant à 107 mètres d’altitude… Sans cette quoi ? Constante ?

Une forme ancienne

A la fin du XVe siècle, dès que les textes deviennent plus nombreux, nous avons la mention de Saint-Cyr-en-Bourg. Cette forme semble la forme antique du nom du lieu.

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Exemple : « Saint cyre en boure »
à partir de la fin de la première ligne et le début de la seconde…
Archives départementales du Maine-et-Loire : G 2230

Forme ancienne et anciennes formes

C’est l’administration, postale, cadastrale, etc., bref républicaine (on peut écrire, pour soies, cela comme on veut), qui fixa l’orthographe de Saint-Cyr-en-Bourg ainsi.

C’est une forme « officielle » très rare dans le sens où la plupart des Saint-Cyr ont eu leur rajout généralement assez tardivement, sauf pour les agglomérations connues : Saint-Cyr-sur-Loire, Saint-Cyr-du-Gault, Saint-Cyr-en-Val…

Saint-Cyr-en-Bourg semble dater dans son sens premier, et dans sa prononciation de la fin de l’Antiquité, voire plus anciennement encore pour les parties considérées indépendamment dans son nom, comme « Sir », « en » ou « bourg ».

Le « en » de Saint-Cyr-en-Bourg

Le culte de Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte étant attesté par la présence de l’église du même nom dans le bourg. On pourrait s’arrêter sur cette interprétation comme origine du nom de la commune.

Cependant, nous savons que ce culte de christianisation nous indique la présence d’un important lieu de nidification des aigrettes avant la colonisation presque totale du terroir par les hommes (article précédent).

La préposition « en », qui introduit le complément du nom du saint, peut être autrefois une notion accolée comme suffixe, qui s’orthographie généralement « an », « ant », « and ».

Il provient d’une racine ancienne liée au gaulois anuan, anman signifiant « nom », propre, ou en rapport avec un peuple. Cette notion a conservé un caractère spatial et temporel : « en France », « en soirée », en riant, en en sautant…

Cyran existe-il ?

L’étude des toponymes et de leur cartographie, nous apprend que, sans doute Saint-Cyr-en-Bourg, se comprenait autrefois comme Saint-Cyran-Bourg, ou bien avant la christianisation en Cyran-Bourg. Oui, des Cyran, Ciran, Siran, etc., existent.

Saint-Cyran existe-il ?

Oui, Saint-Cyran existe, c’est un nom de saint local du Berry, dont le culte se trouve essentiellement dans l’Indre. Son surnom romain lui provenait sans doute de ses cheveux blancs ou d’une mèche blanche à ses cheveux.

Mort vers 657, aussi connu sous le nom de Sigiran, Sigirand, ou Sigirannus, saint Cyran était le fils d’un archevêque de Tours et ancien comte de Bourges. Il fut échanson du roi Clotaire II, puis archidiacre de Tours. Il fonda en 642 l’abbaye de Méobecq (département de l’Indre, dans la Brenne) et fut aussi le fondateur du monastère du Longoret à Saint-Michel-en-Brenne qui prit le nom de Saint-Cyran-en-Brenne. On le fête le 4 décembre.

Saint-Cyran, culte unique dans l’Indre

On trouve son culte à Châteauroux et à Saint-Maur, au nord-ouest du la fourche de l’église Saint-Christophe, et près de la frontière avec la Touraine à Saint-Michel-en-Brenne et à Saint-Cyran-du-Jambot, et au sud, au Blanc.

La localisation de ces lieux et leur rapport avec des anciens lieux de nidifications des aigrettes se constate de lui-même : la vallée de l’Indre et les marais de la Brenne, les hauteurs sud de la ville du Blanc.

Le rapport avec le caractère défensif des lieux saute aussi aux yeux.

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L’église Saint-Cyran du Blanc
qui conservait autrefois les reliques du saint
sur les hauteurs de la rives gauche de la Creuse
lieu ancien de nidification des aigrettes.
Photo Wikipedia (Licence CC) par Jean Faucheux

Les cinq toponymes Saint-Cyran de l’Indre, uniques en France :

– Saint-Cyran-du-Jambot,

– Saint-Cyran, à Saint-Michel-en-Brenne,

– L’église Saint-Cyran du Blanc,

– Saint-Cyran, à Saint-Maur,

– Saint-Cyran, à Châteauroux.

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Les Saint-Cyran en France
Carte Nicolas Huron

Saint-Cyran et Saint-Cyr sont-ils à mettre en rapport ?

Il faut observer la carte des toponymes Ciran qui n’ont pas été christianisés pour se rendre compte que la réponse est oui.

Les quatre Ciran de Touraine et d’ailleurs :

– Ciran, en Indre-et-Loire,

– Les Landes de Ciran, à Saint-Epain, en Indre-et-Loire,

– Ciran, à Ménestreau-en-Villette, dans le Loiret,

– Ciran, à Saint-Cyr, en Ardèche.

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Les quatre toponymes Ciran en France
Carte Nicolas Huron

Les Ciran de la Touraine, se situent entre Saint-Cyr-en-Bourg et les Saint-Cyran de l’Indre.

Le fait qu’il existe, en plus, un Ciran, sur une commune de l’Ardèche portant le nom de Saint-Cyr renforce cette vérité.

Ces faits peuvent se confirmer en observant les toponymes homophones.

Des Siran, Sirand, Sirant, Siranne, de langue d’Oc, de Touraine, et d’ailleurs :

– Siran, département du Cantal,

– Siran, département de l’Hérault,

– Siran à Bazas, département de la Gironde,

– Siran, à le Nizan, département de la Gironde,

– Château Siran, à Labarde, département de la Gironde,

– Siran, à Saint-Jean-de-Bournay, département de l’Isère,

– le Moulin de Siran, à Montet-et-Bouxal, département du Lot,

– Siran, à Montet-et-Bouxal, département du Lot,

– Siran, à Loubressac, département du Lot.

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Toponymes Siran en France
Carte Nicolas Huron

– Carre Sirand, à Ambérieu-en-Bugey, département de l’Ain,

– Le Sirand, à Massieu, département de l’Isère,

– Pré Sirand, à la Buisse, département de l’Isère,

– Sirand, à Thilouze, département d’Indre-et-Loire.

Le dernier se trouve tout près des Landes de Ciran, à Saint-Epain, en Indre-et-Loire, et concerne le même lieu orthographié dfifféremment.

– Ser-Sirant, à Pétiche, département de l’Isère,

– Puy Sirant, à Mirambeau, département de la Charente-Maritime.

– Combe Siranne, à Veynes, département des Hautes-Alpes.

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Toponymes Sirand, Sirant, Siranne en France
Carte Nicolas Huron

Les six Saint-Cyr-en-… de France :

– Saint-Cyr-en-Bourg, en Maine-et-Loire,

– Saint-Cyr-en-Athies, en Val-d’Oise,

– Saint-Cyr-en-Pail, en Mayenne, non loin de Ciral, dans l’Orne,

– Saint-Cyr-en-Retz, à Bourgneuf-en-Retz, en Loire-Atlantique,

– Saint-Cyr-en-Talmonais, en Vendée,

– Saint-Cyr-en-Val, dans le Loiret,

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Toponymes commençant par Saint-Cyr-en-
Carte Nicolas Huron

En ajoutant tout cela…

En distinguant les sanctifications à Saint-Cyr ou à Saint-Cyran et les lieux non christianisés :

Toponymes Cyr T vs Cir

Les toponymes christianisés : Saint-Cyr-en-, Saint-Cyran,
et les toponymes non christianisés : Ciran, Siran, Sirand, Sirant, Siranne.
Carte Nicolas Huron

Les autres sanctifications chrétiennes

On peut penser que les anciennes forteresses militaires ou anciens lieux de nidification des aigrettes n’ont été christianisés que dans les pays de langue d’oil de la moitié nord de la France, mais c’est sans compter le Saint-Cir de la Champagne, le Saint-Ciron dans les Landes, les Saint-Cirac des Pyrénées, les Saint-Cirgues d’Auvergne, les Saint-Cirgue, les Saint-Cirice, les Saint-Cirq, les Saint-Cyrice, les Saint-Sir, et tous les toponymes construits avec « cir- », et « sir- », que nous verrons bientôt…

et les autres… et bien(s) plus encore !

Plus !

Passez à « Consultation » :

Après ce super sport cérébral de grande sémantique, mind coaching vs le SPQR troyen (proposition de transcription faune-éthique du barbare : « ma inde cote Chine gueux » ?).

– Consultation ?
– C’est fait ! Mais je pars sans payer… ?????
– Coah ?, fait papa grenouille…
– Il n’y a pas une aigrette pour faire le tri là-dedans ? panse la maman grenouille, dans l’estomac de l’aigrette… Si, si, relie, et si, relis l’habile à bile et toujours fidèle aigrette et sa fiente !

ou à la consultation des « Cadeaux !!! »

ou à la « Boutique » pour aller encore plus loin, plus haut, plus… avec !

– Artannes-sur-Thouet (49), et ses noms de lieux.
– Huisseau-sur-Cosson (41), et ses noms de lieux.
– Moléans (28), sur la Conie, et ses noms de lieux.
– Pocé-sur-Cisse (37), et ses noms de lieux.
– Sargé-sur-Braye (41), et ses noms de lieux.
– Sargé-sur-Braye (41), et son église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte.
– Chemillé-sur-Dême (37), et son église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte.
– Vesdun (18), et son église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte (brouillon disponible, étude à refondre et à financer).
– etc.

Ou, même, offrez-vous et offrez l’origine de votre nom de lieu !

Contact !

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Documents annexes français :

Première mention de l’église Saint-Cyr dans une charte de 1096-1097

Hugues de Saumoussay qui, étant venu à Saint-Maur avec sa femme Lisoie, se recommanda aux prières de l’abbé Girard et lui donna divers biens et droits pour augmenter la prospérité du monastère. Les objets compris dans cette donation sont tous situés en Anjou, près de Saumoussay. Ce sont : 1° l’église consacrée à saint Cyr, construite sur les confins des diocèses de Tours, Angers et Poitiers, et dépendant de ce dernier, avec huit sesterées de terre ; 2° un emplacement près du cimetière de ladite église, assez vaste pour y construire dix maisons ; 3° un jeu de pré au bord du Thouet ; 4° la dîme de trois arpents de vignes, situées aussi au bord du Thouet, à Bagneux, près Saumur ; 5° le droit, pour les moines, de prendre dans les bois des donateurs tout le bois de chauffage et de construction dont ils auront besoin. Cette charte a été passée dans le monastère même de Saint-Maur, entre le 24 septembre 1096 et le 4 avril 1097.

Transcription : N° XXX : « CARTA DE SANTO CIRICO

In nomine sancte et individue trinitatis, vir nobilis Hugo de Salmunciaco. Christiane religioni et legitime perfeccioni pertinere videtur sacris canonum institutis et apostolicorum virorum obedire preceptis quibus prohibemur res ecclesiasticas possidere. Inmo magis dominici voci nos oportet obedire, qua servitores sancte Dei ecclesiae ex propriis facultatibus jubemur sustentare. Quod si adimplere satagimus, ad promerendam divine majestatis graciam nosidjuvare confidimus. Accedentes itaque ego et uxor mea Lisoia ad monasterium Sancti Mauri, unde ipse de corpore feliciter migravit ad dominum, ibidem donni Girardi abbatis fratrum que sub eo Deo serviencium oracionibus nos commendavimus ; visumque est nobis pari consensu ut, gracia suscepti benpficii, locum ipsum de proprio jure meliorare deberemus. Noverit igitur nostrorum successorum et omnium fidelium presencium ac futurorum sollercia quia conferimus predicto Sancti Mauri loco, ad proprium quasdam res prope villam que vocatur Salmunciacus, in pago Andegavensi, sitas. Ecclesiam scilicet in honore Sancti Cirici constructam et in confinio trium episcopatuum positam Turonensis, Andegavensis, Pictavensis, que tamen ad Pictavensem, deserviendo, respicit episcopatum ; cum octo sextariis terre, duabus justa eandem ecclesiam et aliis sex alibi in eodem tamen loco existentibus. Donamus eciam prefato monasterio ibidem, justa cimiterium, terram sufficienter ad decem hospicia edificanda et unum junctum prati supra ripam Thoarii ; nec non eciam decimam vinearum, trium scilicet arpennorum, consistencium in villa, Salmuro Castro vicina et supra Thoarium sita, Benniolus vocata. Concedimus eciam monachis ibidem ibidem per succedencia tempora mansuris, de silva nostra eidem loco vicina, quantum necessitas expecierit ad calefaciendum sive ad aliquil circa domos agendum, et ut homines eorum ibi manentes ad eandem consuetudinem ipsam silvam habeant ad quam nostri homines habuerint. Res ergo memoratas ita Sancto Mauro ac ejus servitoribus in perpetuum tradimus possidendas, ut sepedicti loci rectores presentes sive subsequentes jure proprietario liberaliter habeant, possideant ; videlicet ut nemini mortalium quamlibet penitus consuetudinem persolvant, sed quicqnid inde pro conmoditate sue ecclesie facere libuerit, liberrimam ac firmissimam faciendi habeant potestatem. Hoc vero donum, quod in hac karta continetur, quicumque violare presumpserit, nisi congrua satisfaccione emendaverit, segregatus a liminibus sancte ecclesie perpetuo anathemate feriatur. Et ut hoc inviolabile perpetuis temporibus consistat et credilibus esse censeatur, teslibus utriusque partis huic rei presentibus, predicta firmanlur quorum nomina sunt hec : signum Hugonis, signum Lisoie qui hoc donum fecerunt ; signum amicorum eorum qui cum ipsis venerunt ; S. Heudonis de Treviis fratris predicte Lisoie qui hoc concessit ; Willermi, cognomine et rei veritate, Pinguis; S. Roberti militis eorum. Testes de parte monachorum : Albertus de Gena, Normannus filius Florentini de Blazone, Gosbertus frater ejus, Morinus. De hominibus monachorum : David famulus, Brumus, Rotbertus coccus, Landricus coccus, Aimericus sartor, Rainaldus filius ejus, Aimericus cellararius, Johannes prepositus, Vallotus, Gosbertus serviens, Gosbertus presbiter, Rainaldus Hildemarus, Rainbaldus, Willermus archerius. Actum in eodem cenobio anno ab incarnacione domini MXCVl, indiccione IV sub principibus regionis illius : in Galliis Philippo rege, Andegavis

vero Fulcone Juniore comite et ejusdem urbis Gaufrido presule existente, Turonis autem archiepiscopatum Radulfo gubernante : Pictavis vero Willermo comite et ejusdem urbis Petro episcopo vivente ; in Dei nomine feliciter, amen. » (Tiré de Paul Marchegay, archiviste du département : Archives d’Anjou: recueil de documents et mémoires inédits sur cette province, Volume 1, publié sous les auspices du Conseil Général de Maine-et-Loire, Angers, Éditeur, Charles Labussière, 1843, N° XXX page 341, N° XXX page 373, transcrit et analysé à partir des Archives départementales de Maine-et-Loire : H 1773 (registre numérisé) Cartulaire de l’abbaye de Saint-Maur – XXX. Septembre 1096-avril 1097, fol. 13).

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« Sancti Cirici » à la derrière ligne de la première colonne.

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